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xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxRESTOS - ALIMENTATION - CUISINE

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Par Serge Dion
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  Des nouveautés de qualité dans la Collection TrouvaillesMC PCMD

Dans la Collection Trouvailles, le Président nous propose des produits vedettes avec de nouvelles saveurs qui exciteront nos papilles gustatives. L’hiver nous porte à nous alimenter avec de bonnes valeurs nutritives pour mieux faire face au froid. Voici donc quelques suggestions de nouveautés qui sauront ravir un grand nombre de gourmands, sans aucun doute. Dans notre photomontage ci-dessus, vous trouverez, de gauche à droite, les produits que nous retenons comme nos coups de cœur :

~ Les Galettes de morue sauvage de l’Atlantique de source durable, fondant au centre, sont accompagnées de pommes de terre et d'une sauce au citron et à l’aneth, sous une chapelure croustillante et bien dorée. Un plat au goût exquis. (4,99 $)

~ Les Croustilles de tortilla de maïs bleu à l’ancienne sont faites de maïs bleu entier moulu grossièrement sur de la pierre volcanique pour une texture incomparable. Elles sont cuites à la marmite et assaisonnées de sel de mer. (368 g, 3,50 $)

~ Le Gâteau thé vert Matcha, gâteau au fromage à la vanille avec une croûte de biscuit à la noix de coco. Une combinaison de saveurs et de textures très agréables. (7,99 $)

  Toqué!, un grand restaurant

  L’histoire de la restauration au Québec, et particulièrement à Montréal, est source de nombreuses biographies de chefs cuisiniers ayant suivi obstinément leur destin et réussi une brillante carrière. Pour enrichir ma chronique, j’ai jeté mon dévolu sur Normand Laprise. Je me trouve alors à faire d’une pierre deux, car décrire son cheminement, c’est également décrire celui de Christine Lamarche (ensemble sur la photo), son associée. Natif de Kamouraska, petite ville du Bas-Saint-Laurent, il apprend très jeune à respecter les produits de la ferme où il a grandi. Son intérêt pour l’alimentation en a fait un candidat à l’École hôtelière de Charlesbourg. Dès l’obtention de son diplôme en 1981, il tra  vaille avec de grands chefs et sa passion pour la cuisine du marché s’exprime de plus en plus. Il ira parfaire son art avec Jean-Pierre Billoux, chef de l’Hôtel de la Cloche, près de Dijon, puis il revient à Montréal. C'est alors qu'il ouvre le restaurant Toqué! en 1993., avec Christine Lamarche. Cette dernière, Montréalaise d’origine, développe tôt un intérêt pour la cuisine avec des plantes et des champignons sauvages que cueillait et cuisinait sa mère. À sa sortie de l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec où elle a obtenu un diplôme en cuisine, elle travaille au Citrus où elle rencontre Normand Laprise avec qui elle se lance dans l’aventure de la restauration en 1993. Au fil du temps, elle s’est concentrée sur la gestion et l’administration de l’entreprise, tâche qu’elle accomplit avec rigueur et beaucoup de brio.

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Dès lors, la philosophie du restaurant mettra la priorité sur la cuisine du marché mettant en valeur les produits du terroir. Pour ce faire, ils ont établi de sérieux contacts avec des producteurs régionaux qui sont devenus de fidèles fournisseurs. Pas étonnant que le Toqué! vienne tout jusque d’être nommé deuxième meilleur restaurant au Canada. En effet, c’est ce que vient d’annoncer le magazine Canada’s 100 Best Restaurants. D  ’abord situé rue Saint-Denis où il comptait 10 employés, le restaurant s’est transporté à la Place Riopelle, au cœur du quartier international, dans le Vieux-Montréal. Les propriétaires sont fiers d’avoir trouvé ce local offrant une fenestration généreuse et des pièces de nature à inspirer la créativité, particulièrement la cuisine avec ses divisions que pourraient envier bon nombre de chefs qui proposent une cuisine gastronomique. Avec ses patrons des plus passionnés, son équipe parmi les plus motivées et expérimentées, ainsi que ses fidèles fournisseurs, Toqué! a mérité de nombreuses distinctions allant de  s Cinq Diamants de CAA et de l’AAA, de nombreuses critiques louangeuses dans les médias spécialisés et, membre des Relais et Châteaux depuis 2006. Soulignons, en 2012, le lancement d’un livre de cuisine intitulé Toqué! Les artisans d’une gastronomie québéquoise. Ce précieux ouvrage de 400 pages aborde la cuisine, la philosophie de l’entreprise et des artisans, des cuisiniers jusqu’aux jardiniers, qui participent à la réalisation de ce grand restaurant. En plus de faire l’objet d’un magnifique album largement illustré, depuis 2010, Toqué! possède un restaurant satellite rue Jeanne-Mance, la Brasserie T! (photo de gauche) Tout en offrant une cuisine plutôt conviviale, la « petite sœur » ne lésine pas quant à la rigueur, la qualité et la fraîcheur des produits offerts.

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  Récemment, mon invitée et moi avions décidé de tâter le terrain au Toqué! en soirée. Deux options sont offertes : le Menu à la carte ou le Menu dégustation. Dans ce cas, le chef propose un repas en sept services à 132 $ par personne avec 5 verres de vin en accord avec les plats (+80 $) ou 7 verres (+105 $). Ce dernier choix fut le nôtre...

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Comme il s’agit du premier produit comestible qui est apparu sur la table, je tiens à souligner la qualité exceptionnelle du pain qui allait accompagner notre repas du début à la fin. La Boulangerie Hof Kelsten qui le fabrique est l’un  des nombreux producteurs régionaux qui inspirent la cuisine du Toqué! Nous avons entamé notre repas avec le Pétoncle (photo de gauche ci-contre) à l’huile d’olive, agrémenté de verjus, un autre produit des artisans régionaux chez qui Normand Laprise s’approvisionne. Ce jus de raisins immatures qui communique un agréable goût acide au pétoncle, dont la cuisson était parfaite. Le goût du précieux mollusque était rehaussé par le vin blanc qui l’accompagnait, un sylvaner d’Allemagne, de Stefan Vetter 2014 que le sommelier Carl nous a servi avec de savants commentaires. Puis, a suivi le Calmar au pamplemousse et à l’oignon vert agrémenté de sésame, de bouillon de  citronnelle et de feuilles de shiso, aussi appelé basilic japonais. Avec un Côtes du Jura de Savagnin 2014, ce plat avait tout pour séduire les palais les plus exigeants. Puis, nous enchaînons avec un autre produit du monde aquatique, l’Omble Chevalier. Confit, le poisson de la famille des salmonidés, était agrémenté de petits légumes (carottes et de concombre, d’asperges marinées et de bulbes d’ail, avec une touche de carvi et d’aneth. Un délice arrosé d’un Savigny-Les-Beaune 2011.

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À partir du quatrième service, nous abordions des plats de viande. La terrine de Foie gras (photo de droite ci-dessus) sur brioche à l’huile d’olive, sarrasin soufflé et endives était rehaussée de Grenoble et de pistaches et flanquée d’une purée de pêches. Ce plat royal était magnifiquement accompagné d’un Venezia Giulia 2013, Robolia Gialia. Le plat d’Agneau (Photo de gauche ci-contre) était composé de fins tronçons de gigot d’une tendreté sans pareille et d’un goût sublime. Servi avec une petite pomme de terre en chemise, une purée de piments habane  ro, de l’aubergine marinée, une purée d’ail rôti et des girolles, le tout accompagné d’une sauce poivrade qui rehausse agréablement cette viande. Le vin choisi pour ce plat était un Chinon 2014, L’Arbre Mort, Domaine de la Marinière, un accord inespéré. Puis venait, pour continuer ce repas hautement gastronomique, un plat de Canard (photo de droite ci-contre) composé d’un magret et de fines aiguillettes, accompagnés de betteraves, de purée de topinambour et de purée d’échalotes, de pleurotes gris et d’une sauce bordelaise savoureuse. Le Barbaresco Riserva 2011, Ovello s’avérait un excellent choix pour ce plat de volaille raffiné. Le menu se complète avec un Sorbet à l’orange et le Pouding de mélilot et chocolat blanc, deux plats raffinés et d’un grand délice. Après ce repas des plus succulents, les sympathiques copropriétaires nous ont accordé le privilège de visiter leur cuisine (photo en haut à gauche) où s'affairait le jeune chef Pierre Joubaud avec sa brigade. Ce lieu sacré du restaurant, aménagé avec doigté, dénote la qualité de l'entreprise et l'expertise de ses dirigeants et leur sens de l'organisation.

Le restaurant Toqué!, 900 Place Jean-Paul-Riopelle, Montréal, (514) 499-2084. Pour réserver une table en ligne, cliquez ici!

  Le Baccara du Casino du Lac-Leamy

  Le restaurant gastronomique Le Baccara, d’inspiration française, à la fine cuisine privilégie les produits frais du marché avec des accents d’exotisme inspirés des grandes traditions culinaires du monde entier. Récipiendaire et fier lauréat de la cote Cinq Diamants CCA/CCA et ce à chaque année depuis 2001. Le chef exécutif Denis Girard lance une nouvelle série de soirées épicuriennes débutant mettant en vedette 4 chefs invités qui se succéderont les mois prochains. Ils proposeront ainsi des menus composés de plats du Baccara revus et présentés à leur façon. Dans un premier temps, le jeune chef invité, passionné de son métier, Hakim Chajar (photo), originaire de Casablanca au Maroc et copropriétaire du restaurant Chambre à Part, rue Saint-Denis à Montréal, ambassadeur du nouveau programme à l’ITHQ : Formation internationale en cuisine et gastronomie. récipiendaire de la bourse Les Grands chefs de Relais & Châteaux en 2010, finaliste à l’émission Les Chefs! en 2012, également animateur à l’émission La Relève, Inspiration chef à CASA. Il offrira un menu composé de 5 services à 95 $ et un autre de 8 services à 120 $. Une palette de vins en accord avec ces plats, à 75 $, et une palette de vins prestige à 90 $ sont offerts. Ceux qui aiment les plaisirs épicuriens vivront une expérience mémorable. Soulignons que le Casino du Lac-Leamy a été nommé Entreprise Touristique de l’année 2016. Pour réserver une table en ligne, cliquez ici!




  La famille des Cornichons
Maille s'agrandit...

Les nouveaux Cornichons aux Piments de Cayenne arrivent sur le marché au grand bonheur des Québécois qui désirent mettre plus de piquant dans leur assiette. Ce produit d'avant-garde se présente pour célébrer les 270 ans de la Maison Maille, la marque qui représente le chef de file des condiments français de première qualité. Ces piments de Cayenne ont obtenu un indice de 308 sur l’échelle de Scoville. Les notes piquantes et la saveur pimentée qui sont ajoutées à ces cornichons répondent à la tendance croissante des consommateurs. Déguster ces cornichons relevés et une texture croquante rehausse indéniablement vos propres recettes. Ils représente un élément idéal pour accompagner les viandes grillées ou un sandwich à la viande fumée. Créés exclusivement pour ravir votre palais, ils se taillent une place de choix sur les tablettes des supermarchés. Cornichons aux Piments de Cayenne sont les cinquièmes à intégrer la famille des cornichons Maille.

  Le Portus 360


  Le Portus 360 constitue la troisième étape en termes de restauration pour la chef propriétaire Helena Loureiro (photo) native d’un petit village près de Fatima, au Portugal. Là-bas, elle avait commencé sa carrière en étudiant l’art culinaire à Lisbonne. Puis, en 1988, c’est à L’ITHQ de Montréal qu’elle est venue parfaire sa formation. Sa passion vive pour la cuisine, en fera une candidate idéale pour devenir chef exécutive, poste qu’elle occupera dans plusieurs institutions renommées.

  Elle ouvre son propre restaurant en 2003, le Portus Calle, qui lui consacre une réputation enviable en matière de cuisine portugaise haut de gamme. En 2012, elle ouvrait un deuxième resto dans le Vieux-Montréal. Son menu apparaît dans son site Web, mais comme elle est un peu cachottière, elle vous suggérera des mets qui n'y sont pas inscrits quand vous serez à votre table. Elle tient à cette façon de faire, car elle aime à varier régulièrement sa carte, selon sa créativité et les arrivages au marché.

Sa plus récente réalisation vient de voir le jour au sommet de l’ancien hôtel Delta dans le Vieux-Montréal. Les deux derniers étages de la tour, que le restaurant occupe, effectuent une rotation de 360˚, ce qui en fait un lieu de gastronomie unique à Montréal. De votre table, le mouvement lent vous offre une vue exceptionnelle sur le centre-ville et les environs.

Ce soir-là, la salade d’endives était remplacée par la Salade d’Asperges au prosciutto (photo de droite, 13 $) que nous allions partager. Cette substitution allait satisfaire notre curiosité gastronomique. Dans un saladier très coloré et percé de nombreuses ouvertures, les asperges fraîches étaient accompagnées de pâte d’amandes, de fromage Saint-Jorge et d’amandes grillées, et rehaussées d’une vinaigrette à la moutarde de Dijon. Un amalgame de saveurs qui allait joyeusement servir d’ouverture au festin.

À  l’entrée, nous avons également partagé un succulent Plat de viande et de fruits de mer crus (photo de gauche, 15 $). Sur une ardoise rustique, se côtoyaient un classique tartare de bœuf savamment épicé et un tartare de thon au sésame avec son combo d’olives, deux saveurs qui se marient avec succès. Deux huîtres de Raspberry Point, à l’île-du-Prince-Édouard que l’on reconnaissait à leur arrière-goût légèrement sucré. À cette combinaison de saveurs s’ajoutait une touche plus orientale, les algues wakamé, que l’on désig  ne aussi comme « fougère de mer ». Pour apprécier le tout, les essentiels croûtons à l’ail complétaient le plat.

En plat principal, le Thon en tataki (photo de droite, 42 $) aurait pu trôner en majesté tellement, tranché en deux pièces, le généreux morceau de poisson se présentait comme un régal pour l’œil, car monté comme une sculpture, aussi bien que pour les papilles gustatives. Vraiment parfaite, la cuisson allait du bien grillé à l’extérieur au bleu, au centre du poisson. En accompagnement, les tomates, le brocoli et la purée de céleri-rave s’avéraient une combinaison idéale. De son côté, la Morue noire (39 $) représentait un plat de choix qui offrait également une cuisson parfaite, qui permettait à la fourchette de séparer le poisson en flocons très appétissants et savoureux.

Les desserts sont toujours des réussites incontestables, mais personnellement, je reste fidèle aux très classiques tartelettes portugaises aux œufs. Quant à la carte des vins, il est rare qu’un restaurateur ose offrir essentiellement des vins de son pays, mis à part les Français. Mais, je dois avouer que Helena a eu raison d’offrir uniquement des vins portugais, car au fil de plusieurs visites, j’ai constaté que sa carte en proposait d’excellents.

Portus 360, au 777, boulevard Robert-Bourassa. Pour réserver une table en ligne, cliquez ici!

  L’érable au goût du jour

L’entreprise Decacer *, chef de file québécois dans la transformation des produits de l’érable, innove avec quatre sirops d’érable pur à 100 %, sans additif, sans colorant ni saveur ajoutée, répondant à la toute dernière classification reconnue, ainsi que des flocons et du sucre d’érable. À partir du 12 décembre, tous les sirops embouteillés devront se conformer à une nouvelle nomenclature beaucoup plus pertinente, proposant aux consommateurs quatre classes bien distinctes de sirop d’érable de qualité supérieure. Chacune d'elles est définie en fonction de la couleur et du goût du sirop allant du plus fin au plus corsé.

~ Sirop d’érable doré, au goût délicat aux arômes subtils de vanille, de noix et de fruits. Tau  x de transmission de la lumière, plus de 75 %.

~ Sirop d’érable ambré, au goût riche et offrant de doux arômes de caramel et d’érable agrémentés d’une touche de vanille. Taux de transmission de la lumière entre 50 % et 74,9 %.

~ Sirop d’érable foncé, au goût robuste proposant une forte saveur d’érable avec un mélange de caramel au beurre et de tire d’érable, en plus d’arômes de café brun. Taux de transmission de la lumière entre 25 % et 49,9 %.

~ Sirop d’érable très foncé, au goût prononcé. Issu de la production de fin de saison, affiche des relents de café noir, de chocolat, de pain grillé, de noix et de mélasse. Taux de transmission de la lumière 25 % et moins.

Présenté dans de jolies bouteilles en verre transparent de 250 ml certifié biologique ou non sont offertes dans les grandes chaînes variant de 6,99 $ à 7,99 $.

Les Flocons d’érable et le Sucre d’érable sont deux autres produits de haute gamme faisant partie du quotidien que l’on peut ajouter aux céréales et au yogourt, entre autres, issus d’un procédé de déshydratation exclusif du sirop d’érable pur à 100 %. (170 g, 7,99 $ chacun)

* Pour en savoir plus sur les produits de l'érable mis en marché par l'entreprise Decacer, cliquez ici!


  L’Atelier de J
oël Robuchon du Casino de Montréal

Le chef le plus étoilé du monde, a choisi le Casino de Montréal pour faire rayonner sa signature culinaire réputée. De Paris à Londres, de Hong Kong à Las Vegas, les restaurants de Joël Robichon (photo de gauche) font courir les foules. La cuisine de L’Atelier est confiée au chef montréalais Éric Gonzalez (anciennement chef de l'Auberge Saint-Gabriel), figure montante de la fine gastronomie. Il utilise son savoir-faire pour magnifier les produits locaux québécois. Le temps est venu pour les Montréalais de venir découvrir à leur tour la signature gastronomique originale de Joël Robichon, exécutée par Éric Gonzalez (photo de droite). Un concept culinaire expérientiel dans un environnement convivial et sans prétention, dans un décor sublime sur une cuisine ouverte et offre une capacité de 36 places au comptoir et de 20 en salle. Les clients pourront composer leur menu et disposer des grands classiques sous forme de petites portions. Pour réserver vos places en ligne, cliquez ici!

  Hôtel Delta et Le Bistro à Québec

    Le Delta Hôtels – Marriott Québec, 4 étoiles, participe au programme national de durabilité, appelé « Delta s’écologise ». Situé à deux pas du Vieux-Québec, par un passage souterrain, l’hôtel est relié au Centre des congrès où l’on trouve 14 salles de réunions et une salle de bal rénovée pouvant accommoder 500 personnes. L'hôtel compte 377 nouvelles chambres, 6 suites sur 12 étages, dont une section sur 2 niveaux est réservée aux VIP. Elles sont toutes sans fumée et sont désignées comme ModeRoom MC au design moderne, aux couleurs chaudes, et dotées de la technologie de pointe, incluant la connexion Internet haute vitesse et le wifi, offerts sans frais.

Ceux qui sont soucieux de leur santé peuvent accéder à une salle de conditionnement physique ultra moderne. Par ailleurs, une piscine extérieure chauffée leur permettra de faire quelques brasses ou simplement de prendre un bain-de-soleil. Dès votre arrivée, un voiturier prend votre véhicule en charge, puis les réceptionnistes vous accueillent chaleureusement et vous guiden  t pour un service personnalisé. Le prestigieux établissement occupe un site privilégié à 10 minutes de marche à la rue Saint-Jean, de ses nombreuses boutiques et autres centres d’intérêt, des salles de spectacles telles que le Grand Théâtre de Québec, le Palais Montcalm et le Capitole, des principaux musées, des Plaines d’Abraham... Un séjour de tout repos et réconfortant pour vos vacances ou par affaires vous y attend. Du côté restauration, le Delta Québec est à proximité de grands restaurants... Aux Anciens Canadiens, Chez Boulay - Bistro boréal, Le Saint-Amour, L’entrecôte Saint-Jean... Mais on trouve, sans sortir de  l’hôtel, Le Bistro qui peut accueillir 110 personnes dans sa salle et, en entrant, il propose un joli Bar lounge pour un 5 à 7.

Nous sommes accueillies par le sympathique directeur du service restaurant et banquet M. Matthieu Tricoire qui nous offre l’apéro. Pour l’occasion nous allions manger assez tôt, car un spectacle nous attendait. Nous prendrons donc le souper au Bistro, ce qui nous fera gagner du temps et faire une expérience que nous allions, par la suite, chaudement recommander à nos amis et à nos lecteurs. Dans la grande salle à manger, une baie vitrée offre une vue panoramique sur les montagnes ou sur le fleuve, selon l’emplacement de votre table. La cuisine est dirigée par le chef Michel Boudreau (photo) qui en est à ses 19 ans en poste. Il compte 30 ans d’expérience (dont 5 années   au Château Frontenac). Au restaurant Le Bistro, il dirige une brigade composée de 24 employés, dont la sous-chef Caro-Line. Son menu s’oriente vers la cuisine continentale actuelle, mais il flirte volontiers avec les spécialités culinaires régionales. C’est pourquoi on peut détecter dans ses préparations de nombreux produits du terroir, principalement de Charlevoix, de l’île D’Orléans (fraises), de Portneuf (fromages)...

Ce soir-là, en entrée, nous avons partagé l’Assiette de saumon fumé maison (photo de gauche en haut,11,95 $). Joliment présenté pour exciter l’appétit, le poisson avait été mariné 24 heures avant d’être servi, ce qui accentuait le goût caractéristique de ce plat. Comme deuxième entrée, la Salade de quinoa au poulet fruité (14,95 $) était agrémentée de mangues, d’avocat, de tomates. Du basilic frais et du jus de lime ven  aient compléter ce mélange de goûts avec succès.

En plat principal, mon invitée a opté pour le plat le plus demandé au Bistro, les Penne au Homard (photo de gauche au milieu, 24,95 $). En mélangeant des pâtes « al dente » à la chair du plus prestigieux crustacé du Saint-Laurent, en ayant complété la préparation avec des poireaux, des oignons, une sauce vin blanc et orange,  on ne peut que réaliser un plat sublime. C’est ce que le chef a réussi ce soir-là. De mon côté, pour le plat principal, je me suis laissé tenter par le meilleur Filet mignon (photo de droite au milieu, 6 onces, 38,95 $) certifié Angus, 100 % CAB., rien de moins. Ce symbole est une garantie de vieillissement pratiqué par Angus, traitement de la viande qui la rend beaucoup plus tendre et en accentue sensiblement sa saveur. Servis avec des pommes de terre et des légumes frais du marché, ces deux mets nous ont régalées. Les desserts y sont, paraît-il, bien supérieurs à la moyenne, mais le temps manquant nous a forcées à passer notre tour... Par contre, nous avons été récompensées à notre retour en fin de soirée, alors qu’une assiette de fromages (de Portneuf, entre autres) nous attendait dans notre chambre avec une excellente bouteille de Merlot Jackson-Triggs 2013...

Delta Québec, 690 boulevard René-Lévesque Est, Ville de Québec (418) 647-1717. Pour réserver en ligne, cliquez ici. (M. F.)



Le Portofino Bistro italiano, les saveurs de la vieille Italie dans le Vieux-Québec

  Situé dans une maison historique datant de 1760, le célèbre restaurant Portofino Bistro italiano du Vieux-Québec, un secteur très achalandé, entouré d'autres bons restaurants à deux pas du Capitole, fête ses 20 ans de réussite. Pour plaire davantage à sa clientèle fidèle, en février dernier, le Portofino a subi une cure de beauté au coût d’un demi-million de dollars. Son décor où le rouge domine, offre des fauteuils et des banquettes confortables, un plafonnier de haute qualité, mais conserve ses murs de pierre et son fameux four à pizza à l’entrée du restaurant. Dans sa cuisine à aire ouverte, le chef Vincenzo Verrastro (photo) nous a concocté des plats tels que les Tagliatelles aux légumes frais (21 $), un classique plein de saveurs et agréable en bouche, les Escalopes de veau aux champignons et porto (photo), le plat que nous avons préféré pour la finesse de sa   viande et la richesse de sa sauce sophistiquée (28 $). Un autre plat de choix, les Fettuccine au canard confit maison (29 $). Une agréable composition de champignons, poireau, tomates fraîches, vin blanc et huile d’olive extra vierge. On y trouve également la Pizza Americana (21 $), sauce tomate, pepperoni, pancetta, champigno  ns, poivrons, oignons rouges et mozzarella, un plat qui peut être qualifié de « comfort food » et qui, par le fait même, plaît à tout le monde. Comme vin, un agréable Sangiovese accompagnait notre repas.

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Il faut souligner que le midi, une table d’hôte à un prix des plus abordables est offerte. La salle à manger était remplie à craquer, mais le service était toujours attentionné et sans reproche. Le copropriétaire des plus sympathiques, François Petit, nous a accueillis avec une grande gentillesse et nous a serré la main à la porte, en partant. Un petit frère s’est ajouté l’an dernier à Sainte-Foy, le Portofino Club italien qui sert le même menu et qui est géré par le chef propriétaire Yves Moreau. Lors de votre visite, vous aurez un service d'un voiturier pour votre stationnement gratuit. Pour plus de détails sur le restaurant et réserver une table en ligne, cliquez ici! (M. F.)

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  Le Méridien
Versailles

Dans l’une des villes les plus europ  éennes d’Amérique du Nord, Le Méridien Versailles qui est situé sur la grande artère du quartier de la rue Sherbrooke Ouest, à proximité du Musée des beaux-arts et des boutiques chics, a une nouvelle identité à la suite à des travaux majeurs de rénovation qu'il a subis. Le hall d'entrée a été totalement revisité et offre désormais une nouvelle aire d’accueil : Le Méridien Hub, un espace d'échange social proposant un programme innovant de cafés et autres cocktails, ainsi que de magnifiques œuvres d'art, transformant le lobby en un centre de réunion pour résidents et visiteurs. Cet hôtel de 108 chambres, dont deux suites au Penthouse, est pourvu de salles de bain des plus modernes. On y trouve également plusieurs salles de réunions qui occupent 2 600 pieds carrés de surface et toutes dotées des équipements les plus modernes ainsi que des aires communes. La rénovation donne vie à ces passions en permettant aux voyageurs à l’esprit curieux et créatif de découvrir le centre-ville de Montréal à pied, sous un nouveau jour. Par ailleurs, d'élégants vélos sont aussi mis à la disposition de la clientèle. Pour en savoir plus sur cette institution réputée et réserver une chambre, cliquez ici!



  Trois nouveaux produits de canard

Ils viennent d’être lancés par l’entreprise québécoise de renommée : Canards du Lac Brome. Ces nouvelles coupes s’ajoutent au choix déjà impressionnant d’aliments vendus dans les supermarchés. Ce canard de Pékin, élevé soigneusement dans les Cantons-de-l’Est, est surgelé et exempt d’additifs et d’agents de conservation. C’est ainsi que la collection Oh! Canard compte maintenant la Poitrine de canard en cubes, le Canard pour fondue chinoise et la Viande de canard hachée maigre. Les cubes de poitrine peuvent servir à la préparation de sautés, de mijotés, de brochettes, entre autres. Quant au canard pour fondue, il peut rehausser les pizzas, ou entrer dans la composition de salades, de soupes et autres plats savoureux. Enfin, le canard haché peut avantageusement remplacer la viande qui sert au hamburger, ou celle utilisée pour les pains de viande, les pâtés chinois, les moussakas... Personnellement, j’en ai fait des boulettes qui m’ont permis de concocter une sauce pour pâtes au goût vraiment supérieur. Ces produits sont vendus chez Metro et IGA à des prix variant entre 9,39 $ et 12,99 $. Pour connaître l’ensemble des produits de Canards du Lac Brome et les recettes suggérées, cliquez ici !

  Thurdays’s, Las Olas boulevard

  En octobre 2015, l’ancien Thursday’s de la rue Crescent à Montréal est deve  nu le nouveau Thursday’s du boulevard Las Olas à Fort Lauderdale. Malgré son nouvel emplacement géographique à plus de trois heures d’avion, la fameuse brasserie parisienne compte presque autant de clients québécois en proportion. Il faut voir que les Montréalais nostalgiques y retrouveront la même ambiance et pratiquement le même décor que l’ancien restaurant du centre-ville de la métropole. Mais, avant tout, ils seront accueillis, comme dans le bon temps, par le propriétaire d’origine qu’ils ont vu pendant presque quarante ans, le légendaire Bernard Ragueneau qui s’est associé avec sa propre fille, Savannah (ensemble sur la photo), pour diriger le Thursday’s de Floride et y préparer devant les clients, son traditionnel tartare.

Soulignons que l’homme d’affaires de réputation a fait sa marque en opérant l’Hôtel de La Montagne et sa fameuse terrasse sur le toit, de même que sa piscine très populaire auprès d’une clientèle avide de rencontres. Également, ses autres réalisations : le célèbre complexe le Thursday’s de la rue Crescent, connu à travers le monde, la discothèque au sous-sol, le bar au deuxième, puis le restaurant Les Beaux Jeudis. Voulant s’offrir une retraite dorée au soleil de la Floride, en homme d’affaires invétéré, Bernard Raguene  au se retrouve dans le plus beau quartier de Fort Lauderdale, et le voilà encore au travail...

Lors de mon séjour là-bas, je n’aurais jamais manqué de me rendre dans ce temple de la bistronomie importé de Montréal. J’ai eu presque l’impression de vivre des souvenirs de Montréal en entrant dans le restaurant où je reconnaissais de nombreux éléments décoratifs que Bernard a emportés avec lui : la vaisselle avec   son logo « Thursday's », des cloisons en bois surmontées de vitres taillées, des tableaux et surtout, des lustres en cristal qui pendaient autrefois du plafond de l’Hôtel de la Montagne. Mais avant ces objets du décor, comme surprise, le chef Olivier, qui a si bien comblé la clientèle des Beaux Jeudis, au cours de ses dernières années.

Le menu offert est celui d’une brasserie, ce qui nous plonge dans une cuisine confort que tout le monde aime. Avec mon invitée, nous avons « osé » la Poutine (10 $), sans le regretter. Nous nous sommes régalées à un cran supérieur avec la terrine de Foie gras (21 $). En plat principal, le Bronzino (30 $) s’avérait un bon choix végétarien. Cette ratatouille à l’huile d’olive et zestes de citron constituait un mélange de saveurs incomparables. Par ailleurs, le Lamb Rack Provençale (30 $, photo de gauche) se présentait comme un bon classique, offrant la cuisson demandée et le goût recherché des herbes savoureuses. La carte des vins est composée de verres à partir de 9 $ et de bouteilles à partir de 35 $. Ce soir-là, le chanteur Pierre Perpall était en spectacle. Pour en savoir plus et réserver une table en ligne, cliquez ici! (M. F.)

  P.F. Chang’s Bistro chinois

  Le groupe Sportscene, qui détient La Cage – Brasserie sportive (anciennemen  t La Cage aux Sports, a acquis les droits de la marque P.F. Chang’s, fondée par Philip Chiang, et planifie l’ouverture de 5 à 6 nouveaux restaurants au Québec. Tous les plats au menu dans ces établissements sont cuisinés à la minute dans des woks chinois traditionnels, à des températures atteignant les 900 degrés. P.F. Chang's Bistro chinois vient combler une lacune en termes de cuisine chinoise adaptée à notre époque. Le premier restaurant de la série a vu le jour à Scottdale, en Arizona, en 1993. Aujourd’hui, on en trouve 275 répliques à travers le monde. Le premier à ouvrir au Canada est situé à Toronto. Le deuxième a été inauguré à Montréal, il y a trois ans, dans le centre commercial Smartcentre, voisin de l’ancien Hippodrome Blue Bonnets et un troisième a ouvert depuis à Laval.

Le restaurant d’une architecture imposante nous fait découvrir un espace intérieur saisissant avec son plafond surélevé, sa vaste mezzanine offrant une vue spectaculaire sur la salle et son bar impressionnant, adossé à une majestueuse murale. Dans son décor sophistiqué, le mobilier élégant et fonctionnel est disposé de façon à laisser beaucoup d’espace entre les tables, ce qui, combiné à la hauteur exceptionnelle du plafond, contribue à créer une salle fort bien aérée où l’on se sent privilégiés.

D  ès votre arrivée, vous entrez en contact avec la culture chinoise, reflétée de part et d’autre des portes par deux imposants chevaux qui symbolisent la Cité interdite originale qui fut construite par le premier empereur. Une fois à l’intérieur, vous êtes accueillis par trois guerriers de terre cuite Xi’an grandeur nature. Puis, tout autour de vous, de nombreuses murales évoquent des scènes de vie dans la Chine antique. Enfin, c’est dans votre assiette que la Chine livrera sa richesse culinaire, de la Mongolie au Sichuan, de Pékin à Hunan en passant par Shanghai.

Ce soir-là, la lecture du menu nous ayant mis en appétit, en plus des cocktails que je vous recommande, le Mojito à la poire asiatique (10 $) et le Martini au litchi (10 $), qui nous ont été suggérés par notre serveuse, Nathalie, qui allait nous traiter avec la plus grande attention.

Nous avons opté pour deux sushis, deux entrées et deux plats principaux. En entrées, le Roulé de laitue au poulet (photo de gauche) se compose de poulet émincé, sauté au wok chauffé à blanc (méthode de base du restaurant), de champignons, d’oignons verts, de châtai  gnes d’eau et de riz, le tout enrobé dans une feuille de laitue croustillante. Cette combinaison de saveurs s’avère un petit bonheur à partager (10,99 $). Puis, les Crevettes dynamite (photo de gauche) qui sont servies dans un élégant verre à martini. Les crustacés tempuras bien croustillants sont arrosés d’une sauce aïoli sriracha assez relevée. Pas question d’en laisser une... (10,99 $).

Ce repas si bien amorcé allait nous faire monter à un deuxième niveau de satisfaction avec deux sushis nouveaux au menu, le Rouleau de homard et d’avocat (17 $ pour 8 pièces) et les Dragon épicé (12 $ pour 8 pièces). Le premier est composé de riz et de homard sauvage rehaussé d’une excellente sauce aïoli au cari, une combinaison qui en fait agréablement un mets asiatique succulent. Les pièces sont joliment présentées et chacune est surmontée d’une bouchée d’avocat. Le deuxième se présente comme un petit rouleau fait d’une feuille de nori croustillante agrémentée de kanikama et de fromage à la crème. Ce sushi est surmonté d’un chapeau fait de petits cubes de thon mariné et d’une tranche de piment vert. Ces bouchées sont accompagnées de lamelles de gingembre et de sauce wasabi pour ceux qui veulent oser...

Nous avons f  ait une pose avant le plat principal, ce qui nous a permis de déguster le Pinot Noir californien de la maison Beringer (10 $ le verre). En passant, la carte des vins (à prix très raisonnables) comporte un choix modeste, mais parfaitement adapté à la cuisine de la maison. Le Bœuf de Mongolie était composé de savoureux et tendres morceaux de steak de flanc noircis au wok et sautés avec champignons, échalotes et ail, piments forts, poivrons verts et rouges. Servi avec du riz, comme il se doit. Ce classique procurait un grand plaisir par ses saveurs mélangées (21 $). Puis, le Poulet de Chang, l’un des grands favoris de la clientèle, nous a-t-on dit, car l’un des plus représentatifs de la cuisine d’Extrême-Orient, était légèrement panné et sauté. L’oiseau était nappé de la traditionnelle sauce sucrée et piquante qui l’accompagne à merveille (19 $). Nous avons plus qu’apprécié l’accompagnement supplémentaire constitué d’Asperges à la Sichuan . Elles avaient été chauffées dans un wok avec de la pâte de piments rouges, de l’ail, une marinade sichuanaise et de l’oignon. Les tiges vertes craquaient sous la dent, contrairement aux asperges souvent molles servies ailleurs (8 $). Ces trois plats figurent sur notre photo de droite, ci-dessus.

Il est à noter qu’un menu végétarien et un sans gluten sont disponibles. À signaler, également, que les clients n’ont aucun souci à se faire au point de vue du stationnement, car ils profitent du terrain du centre commercial. Le bar offre une belle sélection de vins, des cocktails et de bières asiatiques, ainsi qu’un choix de sakés. Un repas complet, sans vin, coûte en moyenne 20 $, le midi et 30 $, le soir. Pour plus de détails et réserver une table en ligne, cliquez ici!





  George Wyndham 12 Brothers
, Winemaker’s Red 2014

Le millésime 2014 de ce vin d’Australie est nouvellement arrivé à la SAQ. Celle-ci lui a attribué une pastille « Aromatique et charnu ». Ce produit de haut de gamme rend hommage aux 12 fils du fondateur de l’établissement vinicole George Wyndham. En 1830, ce dernier s’est fait pionnier du shiraz australien en plantant au pays le premier vignoble de ce cépage destiné à l’exploitation commerciale. Ce vin, qui offre une robe rouge violacé opaque, est élaboré à partir des cépages de cabernet-sauvignon et de shiraz. Il libère des arômes de fruits noirs et d’épices et des tannins charnus qui procurent une finale qui se prolonge, une vertu que tous les amateurs apprécient. Son caractère en fait un excellent compagnon du bœuf, du magret de canard et du carré d’agneau, entre autres. (750 ml, 18,95 $, code SAQ : 12823442)

  Laurie Raphaël, restaurant-boutique à Montréal

  Le Québec foisonne de chefs de cuisine au talent exceptionnel. Daniel Vézina est sans contredit du nombre. Diplômé à Charlesbourg en 1979, il ouvre son premier restaurant à Québec en 1991 avec son épouse Suzanne Gagnon et il portera le nom de leurs enfants : Laurie et Raphaël. En 2005, celui-ci deviendra un lieu axé sur la gastronomie sous les tous angles et devient un restaurant-atelier-boutique. En 2007, il aura aussi pignon sur rue à Montréal avec son deuxième établissement, un restaurant-boutique, qui loge dans l’élégant Hôtel Le Germain et qui peut accueillir une cinquantaine de personnes.

Daniel Vézina s’est fait connaître par ses restaurants, bien entendu, mais par de   nombreuses autres implications. Rappelons que, de 1996 à 2000, il a coanimé avec Suzanne Lapointe, l’émission de télévision Attention, c’est chaud!, diffusée à Radio-Canada. Puis, il a participé à plusieurs autres émissions de télé, dont Des kiwis et des hommes, Passeport pour la gourmandise et À la Di Stasio, Pour le plaisir et à plusieurs émissions de radio. En 2010, il anime sa propre émission sur les ondes du canal Zeste, L’effet Vézina. D'autre part, il a eu sa chronique gourmande mensuelle dans le journal La Presse de 2003 à 2008. Puis, depuis 1997, il a publié plusieurs livres de recettes, dont le plus récent vient tout juste de paraître aux Éditions La Presse : La cuisine réfléchie. Je tiens à souligner que le précédent, L’atelier de Daniel Vézina (2013), me sert souvent de guide pratique quand je me mets aux fourneaux chez moi. Sa passion exceptionnelle pour l’art culinaire se traduit par un souci profond de qualité et de création. C’est pourquoi il ne confierait pas sa cuisine à n’importe qui.

J’ai eu le grand plaisir de déguster en entrée, d’abord le Foiessant avec gelée de coings. Cette combinaison gagnante était constituée d’un croissant farci au foie gras marié à la saveur du coing, une véritable gourmandise. Puis, une deuxième entrée, des plus inhabituelles en occident, Le pétoncle vivant (photo de gauche). On ne peut manger ce mollusque plus frais, car le petit mus  cle convoité était encore attaché à la coquille... Quelques gouttes de jus de lime, un soupçon de kéfir et des pimbinas (petites baies rouges) et le tour est jouer, le pétoncle est prêt à être consommer. En plat principal, Le maquereau fumé servi avec sa peau et flanqué d’ail noir constituait un plat aux flaveurs moyennement prononcées, très agréables. J’ai également eu le privilège de goûter une pièce de ce fameux Bœuf Wagyu (photo de droite). Dès la première bouchée, j’ai constaté qu’il était à la hauteur de sa réputation mondiale. Même le dessert valait le détour. Le Sorbet au saké sur granité de pin et d’agrumes arrivait à point pour conclure d’une façon rafraîchissante un repas élaboré comme un jeu de textures et d’assaisonnements subtils.

Cet événement gastronomique démontre que Daniel Vézina tient à suivre le courant pour demeurer actuel, mais il garde une vision évolutive et créative de la cuisine. C’est pourquoi il modifie son menu périodiquement. Mais, en attendant que le menu soit modifié de nouveau, voici quelques plats que j’ai dégustés au Laurie Raphaël de Montréal qui m’ont laissé de superbes souvenirs gustatifs.


L’aventure gastro
  nomique a commencé dès que le serveur a déposé la première assiette sur notre table, l’Espadon mariné, et nous a décrit le plat dans le détail avec courtoisie. Dans sa feuille de nori, le poisson présentait une belle texture, agréable sous la dent, et sa cuisson était parfaite. Les accompagnements, une gelée de dashi, une salade de petites rabioles et un granité au raifort offraient des saveurs qui s’harmonisaient comme dans une symphonie gastronomique. Le vin blanc italien Pecorino d’importation privée (c'est d'ailleurs le cas des autres qui allaient suivre) se mariait parfaitement à l’ensemble.

Comme deuxième entrée, le Tartare de cerf de Boileau (photo de ga  uche) avait été haché avec minutie au couteau. La chair savoureuse du gibier était déposée dans l’assiette tel un disque mince sur lequel reposaient ses garnitures, un fin mélange qui allait du légèrement acidulé au légèrement sucré. C’est l’effet que donnait l’espuma de betteraves et canneberges, avec champignons et matsutakés marinés, les cubes de betteraves rouges et jaunes et une touche de sel de sapin Baumier. Le Pinot noir Folium de Nouvelle-Zélande s’est avéré un excellent choix.

Suivait le plat principal composé d’une Pièce de veau Piémontaise et ris de veau au jus de tomates séchées et aux herbes (photo de droite). Accompagné d'aubergines en crème et grillées et de champignons grillés, ce plat avait de quoi réjouir les palais les plus exigeants. Le Barolo Monchiero Carbone que le sommelier nous a servi était en accord parfait avec le veau. Enfin, la chef pâtissière australienne Lindsay Krahenbring nous a totalement envoûtés avec son Crémeux aux canneberges, meringue à la rose, praline de pistaches et crème glacée à la pistache. Un dessert à manger d’abord avec les yeux, puis à déguster lentement pour prolonger le plaisir.

. Laurie Raphaël au 2050, rue Mansfield, Hôtel Le Germain (514) 985-6072. Pour connaître le contenu des menus et réserver votre table en ligne, cliquez ici!





  Le restaurant
East pan-asiatique

East est l’un de  s trois restaurants que constitue le Groupe Satori, les deux autres étant le restaurant Satori Sushi à Saint-Jean-sur-Richelieu et le Siam, restaurant thaï situé en plein cœur du Quartier DIX30. East propose quant à lui une cuisine asiatique inspirée du Old Shanghai. Il loge dans un superbe hôtel du centre-ville, nouveau lui aussi, le Renaissance Montréal Centre-Ville Hôtel de la chaîne Marriott, voisin de l’emblématique Place Ville-Marie.

Cette fois-ci, c’est au nouveau East pan-asiatique que je me suis rendu pour en expérimenter le menu. L’accueil est chaleureux et l’ambiance et le décor du restaurant promettent un moment de détente assuré comme si l’on se trouvait dans le vieux Shanghai. Le mur de gauche en entrant représente une attraction en soi. Une fresque d’une grande beauté y a été peinte directement sur le béton brut et il en ressort un effet émouvant. La salle a été bien pensée avec un bar très invitant au centre et une petite salle plus intime au fond. Elle est partiellement ouverte sur l’ensemble pour laisser admirer une jolie murale aux couleurs vives. Le menu élaboré par les propriétaires du Groupe Satori, Ladi Cheng et Thyda Ouy, s’inspire de la cuisine servie dans les pays de l’Extrême Orient. Ils y ont apporté des touches haut de gamme qui sont de nature à combler les palais les plus raffin  és. La fusion des saveurs se fait d’une façon des plus éclectiques, et peut séduire les plus hésitants devant des mets exo  tiques.

Mon invitée et moi avons suivi les suggestions du chef et, dès le début du repas, nous avons été conquis. La serveuse, on ne peut plus sympathique et attentionnée, a déposé devant nous deux entrées chaudes pour nous lancer dans une aventure gastronomique qui a dépassé nos attentes. D’abord un bao, le pendant chinois du burger occidental avec la nuance que celui-ci est fait d’une brioche blanche de texture ouatée. Le Bao Porc braisé (photo de gauche) dans un panier vapeur en bambou se proposait comme un premier dépaysement culinaire sur la table. À manger avec ses mains, les doigts sentent agréablement le moelleux du pain et une fois en bouche, la savoureuse viande effilochée livre les secrets de sa recette : le mélange de 5 épices, de chou-moutarde, de sésame, d’arachides et de basilicthaï (9 $). Lors de ce premier service, nous avons dégusté également l’un de mes poissons favoris que le menu annonce comme Morue noire au miso (photo de droite). Le miso, ce condiment japonais très utilisé dans la cuisine végétarienne, aura servi ici à mariner la morue pendant deux jours avant de la préparer avec du gingembre et du saké. Dans son bol, le poisson était accompagné de soba (pâte de sarrasin) et de petits bok choy, les deux al dente (22 $).

Le plat principal allait nous faire passer de la mer aux pâturages et aux plans d’eau douce. C’est ainsi que nous avons goûté une pièce de bœuf délectable et un canard qu’on a d’abord mangé avec les yeux. Le Cari panang au bœuf (photo de gauche ci-dessous) est constitué d’une pièce de bœuf bien tendre cuite sous vide, puis ajouté à une sauce faite à la crème de coco, panang  (cari épicé) et feuilles de kaffir. Heureusement qu’une cuillère traînait par là, parce que la sauce, il n’était  pas question d’en laisser... Le plat était accompagné de riz au jasmin pour un heureux mariage de goûts (29 $). Notre deuxième choix était le Canard de Pékin (photo de droite ci-dessous) qui nous a également procuré un grand plaisir sous la dent. Servi avec de petites crêpes délicates dans un panier vapeur, le savoureux oiseau faisait l’objet d’une présentation à la hauteur de sa qualité. Une pièce en tronçons avec sa peau bien dorée reposait sur un lit de châtaignes d’eau, de bambou et de lisière du canard. En accompagnement, une sauce aux huîtres et de fins bâtonnets de daikons, carottes, concombres et d’oignons verts marinés (28 $).

Les desserts sont tous aussi surprenants par le raffinement de leur parfum que par leur présentation soignée. Soulignons que la carte des vins comporte un choix bien adapté au menu. Plusieurs vins servis au verre sont d'excellente qualité, comme le Pouilly-Fuissé Jean-Claude Boisset (16 $) et Côtes-du-Rhône Guigal (11 $) qui ont accompagné notre souper. Après le repas, une bonne marche dans le quartier s’est avérée bénéfique. Mais pour compléter une journée inhabituelle dans notre agenda, nous avions prévu de passer la nuit à l’hôtel où loge le restaurant. Restaurant East pan-asiatique à l’hôtel Renaissance Montréal Centre-Ville. Pour réserver au restaurant, cliquez ici!

  Le Renaissance Montréal Centre-Ville Hôtel est nouveau et, avec ses quatre étoiles, il se classe déjà parmi les meilleurs à tous points de vue. Il peut accommoder différents types de clientèle, car il se trouve à quelques pas des principaux points d’attraction de Montréal : le square Phillips, la cathédrale Christ Church, la Place Ville-Marie, la basilique Notre-Dame, le Centre Bell, les boutiques de la rue Sainte-Catherine... Il offre une ambiance urbaine qui cadre avec son emplacement au centre-ville. Par exemple, le design de son lobby   s’inspire de l’art de la rue.

Son décor luxueux est agrémenté de marbre, de bois de noyer et d'autres matériaux nobles pour le plaisir des sens. Chaque chambre offre un environnement et un décor différents. Ses 142 unités proposent une bonne insonorisation, ce qui est toujours fort apprécié par les clients, de même qu'un accès Internet avec ou sans fil gratuit. Pour compléter le confort, chaque chambre dispose d’un lit avec matelas à plateau-coussin, et de tous les commodités et services y compris : literie de qualité et couette en duvet, de même que cafetière expresso et robes de chambre. Les chambres qui occupent le coin de la rue bénéficient d’une vaste fenestration tout à fait exceptionnelle.

Un hôtel sophistiqué qui accueille aussi bien les gens d’affaires que les clients à la recherche d’un moment de détente dans un milieu élégant. Parmi ses principaux avantages : un centre de remise en forme, une piscine, un espace dédié aux réunions et événements de toutes sortes. De plus, l’établissement accepte les animaux. Enfin, nul besoin de sortir pour aller manger, on y trouve le restaurant East pan-asiatique et un luxueux bar. Renaissance Montréal Centre-Ville Hôtel, au 1250 boul. Robert-Bourassa (angle Cathcart). Pour réserver à l’hôtel, cliquez ici!

  C'est au Casino de Montréal qu'il faut bruncher


  Le brunch du dimanche est
devenu une tradition chez nous. Ce repas toujours convivial est offert dans un grand nombre de restaurants, mais la qualité du menu peut varier considérablement d’un endroit à l’autre. Ces dernières années, j’ai eu l’occasion de tenter l’  expérience dans des dizaines d’établissements à Montréal et en région. J’en arrive à la conclusion que celui qui est proposé au Casino de Montréal est parmi les plus intéressants à bien des points de vue.

La production des plats se fait de part et d’autre dans deux restaurants contigus. D’abord Le Montréal qui offre généralement un menu à la carte mettant l’accent sur les grillades et les fruits de mer avec des produits frais du marché. Puis, Le Pavillon 67 qui sert un buffet gourmand tous les jours. Les bruncheurs sont donc invités à aller se servir dans les deux cuisines où ils sont par le fait même en contact avec les cuisiniers qui semblent plutôt amusés par cette circulation dans les coulisses...

  Si deux cuisines s’y mettent, cela m’amène tout naturellement à parler du choix. Si le chef Jean-Pierre Curtat (photo) est à l’origine des menus, on peut se rassurer quant à leur élaboration et la qualité des aliments utilisés pour leur préparation. Rappelons qu’il dirige les cuisines du Casino de Montréal depuis son ouverture en 1993. Sous sa direction, le restaurant Nuances a reçu, de 2000 à 2010, la distinction Cinq Diamants du guide CAA-AAA. Je tiens à souligner la qualité exceptionnelle des pâtisseries offertes sous la direction du chef pâtissier Denis Trehudic.

  Lors de mon dernier passage en ces lieux, j’ai été stupéfait de voir autant de plats que je me suis dit qu’il fallait y venir à plusieurs reprises pour pouvoir goûter tous les mets offerts. L’idée n’est pas mauvaise quand on pense au prix modique demandé à la porte (24,95 $) pour un rapport qualité  /prix exceptionnel, et qu’en plus le stationnement est gratuit au Casino. Le brunch y est une expérience gastronomique où l’abondance, la fraîcheur et la variété des saveurs sont au rendez-vous, dans un décor contemporain agréable avec une vue magnifique sur le parc Jean-Drapeau et la ville de Montréal.

Par ailleurs, nous avons appris que le Casino, dans son effort permanent d’amélioration, allait ouvrir un nouveau lieu de haute gastronomie qui lui manquait depuis la fermeture de son restaurant Nuances. Il s’agit de L’Atelier Montréal de Joël Robichon qui ouvrira ses portes à l’automne 2016 avec nul autre que le chef réputé Éric Gonzalez. Un lieu sublimement décoré, une cuisine ouverte sur un comptoir, une cinquantaine de places assises, des mets exceptionnels, une ambiance raffinée, mais toujours conviviale. Après Paris, Londres, Hong Kong et Las Vegas, le Casino de Montréal vous présente le chef le plus étoilé du monde.

Au Casino de Montréal, les dimanches de 10 h à 14 h. Pour plus de détails, cliquez ici !



  Origine et Destinée – Sur les traces de l’érable


C’est sur ce thème captivant que La Fête de l’Érable 2016 a été organisée à
  lArsenal Montréal. Le passé, le présent et le futur se trouvent en ces lieux qui cadrent parfaitement avec le but de l’événement soulignant le dynamisme que l’on connaît ces dernières années dans l’industrie de l’érable et ses perspectives d'avenir.

Pour célébrer l'importance de cette industrie,   des professionnels de l’érable, de la restauration et des médias étaient conviés à cette prestigieuse soirée pour déguster de nouvelles recettes de grands chefs. L'animation de la soirée a été confiée à un talentueux comédien qui nous a présenté les étapes de la fabuleuse histoire de l’érable au Québec, à partir des Amérindiens, des colons de la Nouvelle-France, jusqu'aux artisans d’aujourd’hui qui parcipipent à l’avenir prometteur du marché mondial, entre autres dans les restaurants de cuisine gastronomique les plus réputés qui intègrent les produits de l’érable à leur cuisine.

Au menu présenté ce soir-là, on s’en doute, de l’apéro aux gourmandises servies en clôture, tout contenait des traces du produit célébré en grandes pompes. Les amuse-bouche se composaient, entre autres, de Saumon fumé à froid laqué à l’érable chaud, de Mini-Tatin de pommes glacées à l’érable avec foie gras de canard au torchon du lac Brome et de Seitan fumé laqué à l’érable, brunoise de courge d’automne à cru et gingembre sauvage... Le nom d’un style plutôt littéraire de ces bouchées donne le ton aux plats gastronomiques qui allaient suivrent.

Le premier service   était L’Omble boucané, bouillon d’eau d’érable aux herbes et aux champignons saveurs sauvages. La cuisson du poisson était idéale. Selon le chef Philippe Mollé, qui a créé ce plat inspiré des habitudes alimentaires des autochtones, le sucré de l’érable et l’amer fourni par la fumée devaient plaire aux habitants à l’arrivée de Jacques Cartier, en 1534. Agrémenté de panais sauvage et de très fins champignons Enoki, le poisson s’est avéré un délice mémorable.

Le deuxième service mettait en vedette un oiseau presque absent de nos tables québécoises. La Terrine de pigeon mis au sel, sucre d’érable, poivre des dunes, garniture de pickles de chou vert, et de betterave, fines tranches de banique séchées allait nous donner le goût de corriger cette lacune. Ce plat du chef Arnaud Marchand de Chez Boulay Bistro Boréal à Québec, était accompagné d’une banique, petite galette à base de farine de maïs, de petits légumes et d’une crème au vinaigre d’érable. Un mets peu banal qui s’est montré inventif et très goûteux pour, un grand plaisir pour les papilles gustatives.

  Le troisième service proposait le Wapiti laqué à l’érable, râpures de porc fumé, courge doubeurre, tuiles de riz sauvage, tournesol, jus parfumé au gingembre sauvage. Préparé par le chef Guillaume Cantin, ce gibier agréablement présenté dans mon assiette n’attendait que mes ustensiles pour être hautement apprécié. Saupoudré de porc fumé, il était flanqué de germes de tournesol, de cubes de courge et de tuiles de riz sauvages. Un gibier que nos ancêtres auraient dévoré avec nous...

Le quatrième service, le Porcelet Gaspor poché au foin rôti, oignon au g  enièvre et à l’érable, œuf battu café-érable. Le porc est au menu des Québécois depuis le début de la Nouvelle-France. Le chef Emmanuel Renaut, invité à participer à cette belle fête, est propriétaire du restaurant Flocons de sel, trois étoiles Michelin, à Megève en France Ce n’est pas étonnant qu’il ait eu recours à la meilleure qualité de viande pour sa recette. C’est pourquoi il a choisi ceux de la ferme Gaspor de Saint-Canut, les porcelets de lait les plus recherchés par les grands chefs au Québec. Il a cuit la viande sous vide et l'a fusionnée avec les saveurs de l’érable, de la truffe et d'un sabayon de café. Un plat à manger avec les yeux et qui comblait les palais les plus fins.

Pour le dessert, on a eu recours au talent incontesté de la designer culinaire Delphine Huguet. Sa conception de cette étape ultime du repas s’intitulait Le plateau de la forêt et se composait principalement d’un bouquet de feuillages au beurre d’érable et aux canneberges, reposant sur une terre de champignons au sirop d’érable avec de la mousse des bois au sirop d’érable. Une présentation futuriste d’un plat inspiré du passé.

Pour plus de détails concernant les produits de l’érable au Québec, cliquez ici!

  Marriott SpringHill Suites Vieux-Montréal

Vous prévoyez un séjour à Montréal pour des vacances ou par affaires? Le choix d’un hébergement est primordial, tant pour le confort que vous souhaitez que pour la détente que vous recherchez. De plus, il est certain que vous apprécierez la qualité du service et l’architecture intérieure de l’établissement qui vous accueillera. Par ailleurs, vous recherchez un hôtel situé à proximité des centres d’intérêt (restaurants gastronomiques, boutiques de luxe, salles de spectacles, musées, lieux de culte...) Bien entendu, vous espérez trouver tous ces avantages pour un prix raisonnable... Ne cherchez plus! Le Marriott SpringHill Suites Vieux-Montréal correspond parfaitement au profil du complexe hôtelier dont vous rêvez pour quelques jours. Que vous optiez pour une chambre ou une suite de luxe avec tout l’espace nécessaire pour quatre personnes et une vue sur le fleuve, tout s’y trouve pour répondre à vos besoins, incluant le petit déjeuner et le service wifi. De plus, l’hôtel est relié par l’intérieur au restaurant l’Auberge Saint-Gabriel renommé pour sa gastronomie. Pour plus de détails et réserver une chambre en ligne, cliquez ici!

  Le restaurant Helena du Vieux-Montréal

  L'établissement porte le nom de sa chef propriétaire, Helena Loureiro (photo), native d’un petit village près de Fatima, au Portugal. Là-bas, elle étudie l’art culinaire à Lisbonne, puis en 1988, elle vient parfaire sa formation à L’ITHQ à Montréal. Sa passion pour la cuisine la fera cheminer comme chef exécutive dans des institutions renommées. Puis, elle ouvre son propre restaurant en 2003, le Portus Calle, qui lui consacre une réputation enviable en termes de cuisine portugaise haut de gamme. En 2012, elle ouvrait un deuxième resto dans le Vieux-Montréal. Son menu apparaît dans son site Web, mais comme elle est un peu cachottière, elle vous suggérera des mets qui n'y sont pas inscrits quand vous serez à votre table. Elle tient à cette façon de faire, car elle aime à varier régulièrement sa carte, se  lon sa créativité et les arrivages au marché.

En entrant chez Helena, vous serez séduits par le décor dans lequel on perçoit une touche féminine évidente. Même les lavabos des toilettes, des pièces d’une grande originalité, ont été fabriqués à partir d'abreuvoirs de moutons qu'elle a importés de son pays. Dans la salle, la lumière jaune du plafond filtre à travers des ouvertures en arabesques dessinées dans un immense faux plafond doré, ce qui donne une ambiance chaleureuse à la pièce. De magnifiques assiettes en porcelaine, entre autres, ornent les murs à la façon portugaise.

Lors d’une récente visite en ces lieux, mon invitée et moi étions déterminés à déguster d  ifférentes tapas que de bons amis nous avaient recommandées et à en découvrir d’autres, bien sûr. Un repas constitué essentiellement de ces entrées pourrait représenter une astucieuse façon de découvrir la gastronomie portugaise, car elles se composent principalement des produits de la mer qui sont la base de cette cuisine traditionnelle aux mille saveurs. Mais, notre intension était de choisir un menu incluant des entrées, un plat principal et un dessert.

L’aventure a commencé par de Croquettes de morue, un plat simple, mais qui procurait une impression très agréable aux papilles gustatives. Préparées avec  une effilochée de morue salée, des pommes de terre et des œufs, les boulettes étaient servies avec une sauce piquante à base de piri-piri, ce petit piment rouge très utilisé au Portugal (8 $).

Nous avons également partagé la Salade d’asperges grillées et serrano, l’un des plats les plus populaires chez Helena. Je trouve le serrano, ce jambon espagnol qui ressemble au prosciutto, beaucoup plus agréable, car très savoureux et n’ayant par la texture caoutchouteuse de son concurrent italien... La salade est garnie d’amandes rôties, d’une purée d’amandes et de fromage São Jorge. Pratiquement imperceptible, elle est parfumée à l’érable (photo du haut à droite, 16 $).

Nous avons partagé une autre entrée qui mérite judicieusement l'épithète de « gastronomique ». Le Tartare de thon rouge se présentait en fines tranches accompagnées de délicats champignons Enokis avec un léger coulis de poivrons rouges. Le poisson d'une tendreté et d'une saveur exceptionnelles n'offrait aucune résistance sous la dent, mais un plaisir sublime au palais (photo du centre à droite).

Bien que le restaurant soit spécialisé en fruits de mer, le menu propose des plats de viande succulents. Nous avons tâté le terrain avec le Magret de canard préparé avec le même souci de perfection. Les tendres poitrines étaient flanquées d'un gâteau de riz aux petits pois, d'asperges grillées et autres légumes du jour. L'ensemble combinait une harmonie de saveurs très agréables (36 $). Mais le clou de la soirée, du moins à notre table, fut sans contredit le plat de Fruits de mer grillés. Préparés pour 2 personnes (70 $), le pétoncles U-10, les crevettes géantes, les tronçons de calmar et de tentacules de pieuvre nous étaient présentés dans la casserole de cuivre qui avait servi à leur cuisson. Deux sauces, aïoli et piri-piri, venaient décupler le goût des crustacés et des mollusques qui étaient accompagnés de légumes également grillés (photo ci-contre).

Les  meilleurs desserts demeurent les incontournables Tartelettes portugaises. Helena nous en confie d'ailleurs sa recette dans son livre La Cuisine d'Helena.

La carte des vins surprend, car à part les champagnes, tous les vins sont portugais. C’est audacieux, mais sûrement fort apprécié par les vignobles portugais. D’ailleurs, nous avons apprécié l’un d’eux avec les entrées, l’Aventura Vinho regional Alentejano 2014, un blanc rafraîchissant, bien équilibré, excellent avec les produits de la mer. Puis, un Quinta da Bacalhôa Cabernet Sauvignon 2012 qui offrait des arômes assez puissants qui se prolongeaient en finale. Il était parfait avec le cochonnet. Le dernier plaisir que nous avons partagé avant de partir, a été un Porto 20 Anos Messisas, en importation privée. Je tiens à ajouter, à mon appréciation du repas, que le service y est exceptionnellement attentionné de la part de tout le personnel.

Helena Loureiro semble déborder d'une énergie renouvelable en plus elle possède une épicerie-boutique, rue Saint-Paul Ouest, portant le nom de Cantinho de Lisboa, avec service de traiteur. De plus elle a ouvert il y a quelques mois le Portus 360.

Restaurant Helena, au 438, rue McGill dans le Vieux-Montréal (514) 878-1555. Pour réserver une table en ligne, cliquez ici!


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  La Coupole – Bistro Laurentien

  Le restaurant de l’Hôtel Le Crystal présente un décor très moderne qui est nettement dominé par son lustre de cristal des plus spectaculaires au centre de la pièce. Le jour, la mezzanine et le rez-de-chaussée profitent d’une large fenestration qui inonde l’intérieur de lumière naturelle. Sur les deux niveaux, on peut y accueillir 150 personnes et un salon VIP est disponible pour 12 personnes en privé. La nouvelle section lounge, de son côté, offre un espace en retrait, qui convient parfaitement pour de joyeuses réunions au 5 à 7.

De toute évidence, le nouveau nom de Bistro Laurentien n’a pas été choisi par hasard. En effet, les produits de la « Laurentie », ancien nom de la vaste région occupée de nos jours par le Québec, sont omniprésents en ces lieux, aussi bien les produits de base et les assaisonnements, que les vins et cidres. On les a même utilisés comme éléments de décoration pour créer une imposante murale utilisant la craie sur un immense tableau noir...

  Ce soir-là, le chef Jean-Benoît Courcoul était de congé, mais il pouvait être tranquille, car son dévoué sous-chef, Bruno Savard veillait au grain. Il nous a concocté des plats qui se sont montrés aussi agréables pour l’œil que pour le palais. Il faut souligner que ce dernier fait partie de la brigade depuis six ans. Le Bistro Laurentien propose une cuisine innovante utilisant des produits issus d’artisans locaux de toutes les régions du Québec comprises entre la forêt mixte laurentienne et le sud du Qu  ébec. C’est pourquoi le restaurant peut afficher le logo Aliments du Québec. Les plats sont inspirés par la cuisine d’antan provenant des familles qui ont bâti le Québec d’aujourd’hui, la cuisine ancestrale autochtone et les différentes vagues de nouveaux arrivants qui ont façonné notre héritage culinaire.

Mon invitée et moi aimons chaque fois choisir des plats différents. Ainsi, le plaisir de la dégustation est multiplié par deux. Nous avons donc commandé des entrées contrastantes. D’une part, l’Esturgeon et pancetta de cerf au lait d’huître, servi avec pain de maïs présenté de façon amusante dans une petite poêle de fonte bien chaude (photo de droite). En accompagnement, des endives et de la mâche en salade à la vinaigrette de sureau. Un plat à l’allure très originale. Le vin proposé : un Réserve St-Pépin. D’autre part, nous avons raffolé de la Crème brûlée de foie gras de canard mulard à l’érable (photo ci-dessus à gauche). Avec un chutney de courge Hubbard, chaque bouchée sur une biscotte se mangeait comme une friandise, un mini-festin. Le vin proposé : un vin gris du Domaine de l’Opailleur. Dans les deux cas, le vin s’harmonisait agréablement aux plats.

  Les deux plats de résistance nous ont cloués à nos chaises. Il aurait été impossible d’abandonner ces assiettes généreuses contenant une partie raffinée de notre patrimoine gastronomique. Le Bout de côte fumé de veau du Québec donnait à l’assiette une allure gargantuesque (Photo de gauche). Les pièces volumineuses, tendres et savoureuses, avaient été préparées dans une sauce à la bière et à l’épinette. Elles é  taient flanquées de champignons café et d’un bulbe d’ail en chemise qui égayait l’assiette. Par ailleurs, le Jarret de cerf rouge du Québec braisé à l’armoise comblait mon penchant pour la viande de gibier local (Photo de droite). Habituellement servi sur un lit de cannellonis, ce soir-là il reposait dans un préparation de haricots blancs en sauce onctueuse et très savoureuse. Une purée d’ail doux ajoutait sa touche au plaisir gustatif. Pour arroser ces plats, un Chianti Babia di Morrona 2013 et un Cabernet Sauvignon Seven Peaks 2014 de Californie. Le dessert, un Gâteau au fromage aux canneberges et baies d’églantier apportait un point final à cette aventure gastronomique. Soulignons l'efficacité et la belle attidude de tout le personnel.

Le restaurant La Coupole – Bistro Laurentien, 1325, boul. René-Lévesque Ouest. Pour réserver une table en ligne, cliquez ici!


  Cidrerie Du Minot

  La tradition bretonne se perpétue en 2015 avec la relève, Audrenne et Alain, deuxième gén  ératio  n de la famille Demoy qui avait fondé la Cidrerie du Minot en 1987, à Hemmingford. Passionnés, ingénieux et inspirés par la vie, la sœur et le frère assurent la relève, grâce à un équipement à la fine pointe de la technologie. Avec le nouveau visuel des bouteilles, l’équipe a travaillé à la création d’une image plus moderne, plus chaleureuse, plus souriante avec la signature Sourires aux lèvres. Le feuillage noir représente les branches d’un pommier et souligne le côté effervescent des produits. Même le logo a été rafraîchi, représentant le carré d’un minot de pommes qui laisse percevoir le M et le C de la cidrerie, ainsi que la forme ronde de la pomme.

Afin de parachever la métamorphose de l’entreprise familiale, les deux cidriculteurs ont créé, ces dernières années, 12 nouveaux produits aux arômes subtils, sans jamais sacrifier la qualité, objet de fierté de leurs parents. Parmi la gamme de nouveaux produits, La Bolée, un cidre tranquille, sec et onctueux en bouche. Je l’ai personnellement apprécié avec des suprêmes de volaille à la ricotta aux tomates séchées, mais on peut le recommander avec les sushis et les mollusques et les crustacés. (750 ml, 11,95 $)

Par ailleurs, les Demoy ont travaillé à l’élaboration de cidres mousseux, dont un cidre de glace effervescent, le Crémant de Glace. Celui-ci, d’un jaune ambré assez intense, dégage des bulles très fines qui persistent pour lui donner un côté festif. Les saveurs acidulées du fruit se goûtent jusqu’en finale. Il accompagne agréablement le foie gras, les fromages affinés et les desserts. (375 ml, 25,50 $). Le dernier-né, La Croisée, est effectivement un croisement entre un cidre mousseux et un cidre de glace. Excellent à l’apéro avec des petites bouchées. (375 ml, 9,50 $). Enfin, le Crémant de Pomme au bouquet prononcé de pomme fraîche. L'équilibre entre ses bulles, son acidité et son sucre est unique et le rend idéal pour préparer des cocktails mimosa, entre autres. Il est parfait, également, avec les desserts. (750 ml, 11,90 $) Pour en savoir plus sur la Cidrerie du Minot, cliquez ici!

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  La Maison Boulud de Montréal au Ritz-Carlton

  La bannière qu’arbore le célèbre chef Daniel Boulud (avec Ricardo, à droite sur la photo) est indéniablement synonyme de cuisine haut de gamme. Véritable institution, elle a pignon sur rue dans plusieurs grandes métropoles à travers le monde. C’est d’autant plus valorisant pour Montréal de faire partie de ce « club sélect » avec ce restaurant qui loge au Ritz-Carlton.

En entrant à la Maison Boulud, vous êtes envahi par une sensation de confort, d’élégance et de détente. Vous vous rendrez vite compte que vous êtes dans un établissement parfaitement rodé sous la vigilance de son directeur, M. Cyril Duport. Pendant que l’on vous conduit à votre table, vous appréciez sur votre gauche, la cuisine à aire ouverte, l’introduction parfaite dans ce monde exceptionnel de gastronomie et de luxe. Vous ne pourrez manquer, non plus en face, l’immense cheminée en cuivre qui reflète chaleur et lumière. Vous remarquerez que les tables sont délibérément éloignées les unes des autres pour permettre des conversations confidentielles au cours du repas. Votre regard sera sûrement attiré vers le cellier tout vitré qui occupe plusieurs murs. À votre droite, vous aurez vite aperçu le bar, vaste et entouré de tabourets au dossier bien douillet. La salle à manger peut accueillir environ 125 convives et est répartie en différentes zones. L’une d’elles occupe une serre avec vue sur le jardin où des petits canards s’installent chaque été. Un salon privé tout confort est aussi offert.

Je voulais tenter l’expérience d’un brunch à cette prestigieuse enseigne qui offre un menu gastronomique du matin au soir. Je dois avouer que cette tentation s’est vite transformée en satisfaction consommée. Un accueil chaleureux allait être le présage d’un repas agréable. Le chef Ricardo Bertolino s’est mis de la partie pour nous suggérer ses préférences. Même pour ce menu du dimanche midi, la tendance méditerranéenne de la maison se ressentait et s’associait parfaitement aux produits locaux du Québec   et aux plats nord-américains classiques. C’est pourquoi j’ai opté pour ce classique qui se présente à la Maison Boulud sous le nom de DBGB Burger (photo de gauche). Peu banal, il était garni de rillons de bœuf, de morbier, de roquette et de compote de tomate. Il a été servi avec des frites, comme il se doit, mais n'avait rien du plat servi dans les restaurants bon marché. Pour moi, un mets, quel qu’il soit, composé d’ingrédients de qualité est forcément un plat de qualité. Ce fut le cas de ce simple burger avec sa combinaison de saveurs de bon goût... Par ailleurs, beaucoup plus fréquents dans les brunchs, les Œufs bénédictine surprenaient dans l’assiette par leur générosité. Servi avec des épinards et des pommes rissolées, ce plat, simple aussi, procure toutefois un plaisir certain. Notre choix de menu incluait le Pain perdu, le pendant européen de notre traditionnel « pain doré » et une Faisselle de chèvre frais avec sa tapenade d’olives niçoises, une entrée qui rappelait les saveurs du Midi de la France. Des petites Madeleines tièdes apportaient une touche légère de sucré à l’ensemble. Le brunch comporte deux services pour 40 $. Pour réserver vos places, cliquez ici.

  Accords – Le Bistro

  C’est au cœur du Quartier des spectacles que cet invitant resto a pignon sur rue. L’accueil y est chaleureux et le personnel y est sympathique et très attentionné. La fenestration généreuse de l’établissement donne une vue globale sur la vie urbaine qui s’anime dans ce secteur pavé de dalles de la rue Sainte-Catherine. À l’intérieur, de la section surélevée du plafond, un réseau bien étudié de lampes suspendues évoque une pluie de perséides... Cet effet très design s’harmonise parfaitement avec l’ensemble du décor et du mobilier. Ici, le moderne ne s’oppose en rien à l’ambiance traditionnelle un peu folichonne que l’on s’attend de trouver dans un bistro. Un bar accueillant complète l’atmosphère habituelle que l’on trouve dans un café sympa. Accords – Le Bistro mise sur une cuisine soignée à prix modéré qui privilégie les produits du terroir québécois. Au passage, soulignons que les propriétaires, Chantal Fontaine, Guy A. Lepage et Jean-Pierre Des Rosiers exploitent aussi Accords Bar à Vin Resto, dans le Vieux-Montréal et le camion de bouffe de rue Nomade So6 (prononcez d’un trait...)

À l’Accords – Le Bistro, le chef Simon Mathys a emporté avec lui l’expérience exceptionnelle acquise, entre autres, au restaurant Bar & Bœuf où il a été fort apprécié. Cet artiste de la cuisine n’a pas la prétention de compétitionner avec Paul Bocuse. Dans sa modestie, il représente un créateur culinaire remarquable, dont le plaisir est de servir des mets qui se soucient peu de la finesse de la présentation dans l’assiette, au profit du goût et des saveurs que le palais va apprécier... Il faut souligner que le menu comporte plusieurs plats sans gluten et que les vins sont tous nature. La sélection est très variée pour plaire à tous les goûts et accompagner tous les plats du menu. Celui que la sommelière Gabrielle nous a proposé était un bon choix : un grenache français, La Petite Baigneuse 2013. Les plats sont proposés à la carte ou vous optez pour la Petite Carte Blanche, offerte à 35 $ ou 60 $ (incluant ½ bouteille de vin) par personne. C’est cette dernière formule qui nous a semblé la plus intéressante. Très rapidement, j’ai trouvé que le rapport qualité/prix dépassait toute attente, car chaque mets avait sa personnalité, sans ressemblance avec ce qui est servi ailleurs, et permettait de découvrir des saveurs uniques.

Donc  , cette Carte Blanche allait nous étonner du début à la fin. Le service se fait en deux étapes, dont la première comportait trois plats en entrée (photo de gauche). Le Tartare de bœuf préparé avec un trait de vinaigre de vin rouge, une purée d’ail et du chorizo. En partant, on a affaire à une recette très personnelle. La viande avait été coupée au couteau de façon classique et le goût était aussi classique. La deuxième entrée était assez spectaculaire dans l’assiette, l’Oignon étuvé à la peau croquante contenait un œuf mollet, du thon Albacore et des girolles. Enfin, en troisième entrée, les Betteraves jaunes se présentaient dans l’assiette avec des petits cubes de hareng fumé agrémentés de graines de citrouille et de fromage au vinaigre fait maison. Ce trio nous a étonnés par sa simplicité, autant que par l’ensemble des saveurs exclusives que nous avons perçues à chaque bouchée.

La deuxième étape comprenait quatre plats à déguster (ph  oto de droite). Le Chou-fleur grillé qui faisait apprécier ce légume préparé avec des câpres, une sauce Mornay et du parmesan. Le Chou rouge braisé, lui, consistait en une purée au beurre fumé chapeautée de crème sûre et passée à la salamandre. Encore là, un mélange de saveurs parfaitement harmonisées. En plus de ces deux plats végés, un poisson et une charcuterie cuite. Le Saumon mariné se mariait agréablement avec la courge musquée qui l’accompagnait, le persil et le citron confit. Puis, mon coup de cœur, le Boudin frit au yogourt fumé avec de minces tranches de navet. Le boudin de porc à l'ancienne se fait de plus en plus rare sur les menus et je ne peux me passer d'en commander quand ça se présente...

Le service très sympathique et l’ambiance conviviale font de ce bistro un lieu des plus plaisants où passer un bon moment sans se faire écorcher les oreilles par une musique étourdissante. La cuisine est ouverte en continu de 11 h 30 à minuit en semaine et de 17 h à minuit les samedis et dimanches. Donc, il est possible de venir prendre un verre et de manger avant et après les spectacles ou bien certainement pendant! Réservez en cliquant ici!

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Accords – Le Bistro, 22, rue Sainte-Catherine Est. (514) 508-2122. Pour réserver une table en ligne, cliquez ici!

  Restaurant Renoir du Sofitel Montréal Le Carré Doré

  Fidèle à elle-même, la chaîne d’hôtels Sofitel participe à l’évolution de la cuisine haut de   gamme. Sachant que la clientèle était de plus en plus consciente de sa santé, les chefs de l’institution n’ont pas hésité à inclure à leur menu un volet qui répond à cette tendance gastronomique à basses calories. C’est ainsi que le chef du restaurant Renoir, Olivier Perret, propose des plats santé « De-Light » dans son menu depuis 2011, développés exclusivement par Thalassa Sea & Spa en France. Lors d’une dégustation dédiée aux représentants des médias, nous avons eu l’infime plaisir de goûter certains des plats inclus dans le nouveau menu du Renoir. En entrée, on nous a servi la Gelée et melon compres  sé. Espuma de feta et magret de canard fumé. Herbes du jardin (180 Cal, photo de droite). Le plat est visuellement bien accrocheur. Ses éléments, des lamelles de canard très savoureux en turbans étaient entourées de melon jaune bien croquant et de petits îlots d’espuma de feta, dans un excellent bouillon rafraîchissant. En plat, venait l’Omble d’Islande en feuille de blette, cuit en basse température (15 minutes à 70 o C, mousseline de carottes, armillaires de miel marinés et yoghourt 0 % au raifort (320 Cal, photo de gauche). Ce salmonidé très recherché était présenté en une espèce de purée, sous forme de petits cylindres enveloppés d’une feuille de bette à carde et accompagnés de tronçons de carottes violettes érigées comme des cônes. Notons, en passant, qu’il existe plus de 500 variétés de carottes, de quoi confondre tous les lapins du monde. Un dessert suivait, le Riz au lait curcuma. Compote de Reine Claude. Gelée d’érable (200 Cal). Cette gourmandise m’a rappelé notre pouding au riz d’antan dans une formule bien améliorée... Il faut dire qu’à l’époque on n’aurait jamais osé intégrer du curcuma dans un dessert... Curieusement, après ce repas pourtant faible en calories, je me suis senti repu, ne pouvant imaginer une bouchée de plus... Pour réserver une table en ligne au Renoir, cliquez ici!

  Le restaurant Arôme au Casino du Lac-Leamy


  Le Casino se remet d’une période de 30 mois de travau  x visant à le revitaliser. Les rénovations ont porté particulièrement sur l’amélioration de la technologie multimédia. Nous avons pu constater le résultat de ces travaux, car la porte-parole du casino, Catherine Schellenberg nous en a fait faire une visite complète. Dès notre entrée, les changements nous ont impressionnés. Un lustre spectaculaire composé de milliers de diodes électroluminescentes (DEL), aux couleurs modulables selon l’atmosphère, conçu par Moment Factory et fabriqué par Solotech, capte l’attention infailliblement. Le déplacement du comptoir vers la gauche laisse un large accès au casino. Le nouveau ruban composé de mailles métalliques entoure l’aire de jeux avec projections lumineuses transformant l’habillage des lieux instantanément. On y trouve maintenant la nouvelle boîte de nuit ALÉA comprenant bar, espace VIP, piste de danse et DJ, dans un environnement chic et isolé.

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En plus  des nombreuses salles de jeux, comme il se doit, le casino propose plusieurs aires de restauration pour les gourmets de tous budgets. Le plus prestigieux étant bien sûr Le Baccara avec sa table primée 5 diamants. Par ailleurs, le Banco Bistro offre une cuisine très convenable, servie en buffet ou à la carte à un prix plus modeste. Une autre option s’offre à ceux qui ont vraiment envie d’un repas gastronomique, le restaurant Arôme – Grillades et Fruits de Mer devient pour eux un choix judicieux qui leur laissera les meilleurs souvenirs de table.

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C’est là que mon invitée et moi allions passer quelques heur  es à déguster des mets de haute cuisine. Avec sa salle à manger principale et sa terrasse extérieure, l’établissement peut accueillir 240 convives. Le restaurant pourvu d’une cuisine à aire ouverte, comprend un salon privé qui offre son nouveau décor composé de matériaux chauds, ses boiseries, ses moulures et ses comptoirs en granite, l’ajout de nouvelles banquettes avec vue donnant sur le lac de la Carrière et donne sur sa terrasse. Le cellier des lieux est vitré et laisse voir une sélection de 1 200 bouteilles, de bons vins ou de portos bien vieillis.

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Le menu comporte de succulentes spécialités « terre et mer » préparées par le chef exécutif Denis Girard et son sous-chef Jonathan Royer-Michon. Ensemble, ils nous ont accueillis avec leur équipe, une marque de sympathie que nous avons grandement appréciée. Nous avons laissé le chef composer le menu qui allait nous être servi. Comme j’aime toujours le faire à deux, nous prenons des plats différents pour pouvoir en goûter le plus possible. Dès le début, une dégustation allait nous faire hésiter entre deux plats d’exception. À laquelle de ces entrées allions-nous donner dix sur dix? Finalement, aux deux! D’une part, le Tartare de bœuf aux oignons confits avait toutes les qualités qu’on peut attendre d’une telle préparation de viande crue. Chapeauté d’un œuf au plat parfumé à la truffe, il était flanqué de croustilles de   pommes de terre (18 $). D’autre part, les Pétoncles géants poêlés et Crevettes pochées au lait d’abeille parfumé à la lavande, bedaine de porc fumé croustillante, mirabelles confites aigres-douces, drupéoles de framboises lyophilisées. Cette description du plat est déjà assez convaincante, mais c’est au palais de décider. Or, le mariage du crustacé avec le mollusque et leurs accompagnements allaient nous transporter dans un autre monde... (19 $)

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En plat, encore là, deux créations gastronomiques al  laient prendre place sur notre table. Comme premier plat, l’Assiette de fruits de mer, Queues de homard rôties et farcies, Pattes de crabe géantes garnies en tempura aux épices jerk, parfumés à l’ail et gingembre, 12 Moules et un Pavé de saumon fumé maison mayonnaise épicée, le tout servi avec légumes. Ce plat représentait ni plus ni moins qu’un festin en soi. Une bonne partie des fruits de mer les plus recherchés se trouvaient sous notre fourchette... (Pour 2 : 98 $). Le deuxième plat, lui, allait nous être préparé en salle au guéridon selon l’ancienne tradition des restaurants de classe. Une tâche que le sous-chef Jonathan allait mener à bien d’une main de maître. Sur sa planche à découper, il avait déposé le spectaculaire Bœuf Tomahawk pour le trancher et en dresser des assiettes copieuses. Il s’agit en fait d’une côte de bœuf Angus AAA vieillie en usine 35 jours, puis cuite à basse température du fumoir. Servi avec des pommes de terre garnies au fromage en grains Montebello et au bacon de sanglier, champignons, légumes racines glacés, le plat était agrémenté d’un choix de quatre sauces (aux champignons, au porto Offley, béarnaise et au poivre et Jack Daniel’s). Complètement repus, nous avons dû, à regret, renoncer au dessert... (Pour 2 :115 $)

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Le restaurant Arôme, 1, boulevard du Casino, Gatineau. Pour plus de détails et réserver une table en ligne, cliquez ici !

  Restaurant Champlain au Fairmont le Château Frontenac

Le Château Fr  ontenac (photo de droite), avec ses 611 chambres et suites, a su  bi une cure de beauté au coût de 80 millions $ qui comprend la réinvention et la rénovation de tous ses points de restauration, alliant le charme enchanteur du passé avec des innovations contemporaines, tout en respectant les éléments historiques.

Lors de  notre visite guidée au Château Frontenac, nous avons eu accès à des lieux privilégiés, dont certains sont interdits au public, tels que le toit de l’hôtel avec son jardin de fines herbes et ses ruches d'abeilles, dont le miel est utilisé pour les mets servis dans ses restaurants.

Le Château Frontenac vous propose ses aires de restauration avec vue panoramique sur le grandiose Saint-Laurent. D'abord, le 1608 - Bar à vin & fromages qui vous propose un menu dégustation et dont le cellier contient les meilleurs vins au monde. Le Bistro Le Sam, est idéal pour prendre le cocktail dans un décor chic émaillé de touches d’or qui s’harmonisent parfaitement avec le bleu royal de ses confortables banquettes. On y sert un court men  u évolutif qui se compose des plus récentes tendances culinaires... À la Place Dufferin, on peut se régaler avec un somptueux buffet ou un petit déjeuner à la carte, dans une ambiance décontractée. Enfin, le Restaurant Champlain (photo de droite), dont les murs sont remplis d’histoire, le restaurant par excellence alors que chaque plat reflète l’image des produits des artisans et de la culture du terroir.

Depuis janvier 2013, Stéphane Modat (photo de gauche, ci-dessus)) est le chef de ce prestigieux restaurant de même que du Bistro Le Sam. Originaire du sud de la France, mais établi au Québec depuis plus de 10 ans, il est considéré comme l’un des grands chefs de sa génération. Pas étonnant qu’il ait travaillé dans les cuisines du prestigieux restaurant Le Jardin des Sens à Montpellier, triple étoilé Michelin, au Château de Divonne, à Divonne les bains, ainsi qu’à L’Univers de Christian Plumail, sur la Côte d’Azur. Arrivé à Québec, il a travaillé durant trois ans aux côtés du chef Yvan Lebrun du prestigieux restaurant L’Initiale.

L’aprè  s-midi, tout en relaxant, vous pouvez y prendre le Thé à l’ancienne servi de 14 h à 15 h 30 (41 $) dans l’ambiance feutrée du Champlain.. Le soir venu, vous y aurez d’avance retenu une table. L’idée pourrait vous venir de choisir L’expérience Modat. Alors le chef vous composera un menu 5 services avec des plats accomplis ou en processus de créations, suivant les arrivages (95 $). L’accord des vins en sus.

En ce qui nous concerne, mon invitée et moi avons plutôt opté pour un menu à la carte. Un festin royal allait s'amorcer avec deux entrées surfines. L’Escalope de foie gras de Marieville poêlée (photo de gauche) a été un premier choix à s’en lécher les doigts. D’une préparation toute classique comme on l’aime, le succulent foie gras était présenté de façon soignée, flanqué de  petits fruits parfumés, de pousses de cresson de Fontaine et d'amandes blanches caramélisées au gingembre. Un léger coulis de betteraves rouges participait à l’œuvre en s’adressant autant à l’œil qu’au palais. (27 $) L’entrée choisie par mon invitée offrait tout autant de plaisir visuel que gustatif. En effet, la Demi-queue de homard de la Gaspésie, lait de coco, avait fière allure au centre de l’assiette, avec des touches de prosciutto croquant, pacane au sel et ketchup de betteraves jaunes. Le crustacé à la cuisson légère, parfaite, livrait agréablement la succulence qu’on attendait de lui (25 $). En somme, le repas trahissait déjà les talents culinaires du chef.

Le passage vers le plat principal allait se faire en douceur en savourant un verre de Coteaux-du-Languedoc Cuvée Frontenac 2013, sélectionné pour le cellier du restaurant par Chartier Créateur d’harmonies (60 $). D’un rouge violacé assez profond, d’une agréable fraîcheur et avec des tannins plutôt enveloppés, le vin se prolongeait en une longue finale. Le moment venu, nous avons goûté, en plat principal, une viande et un poisson. D’une part, le Contre-filet de cerf rouge Sélection Nordique rôti (photo de droite), une pièce de gibier d’une tendreté extrême. Le cerf était servi à la cuisson demandée avec une tranche de panais, des pleurotes au persil, une chiffonnade de chou rouge et une touche de jus réduit aux pousses de sapin. Une combinaison de flaveurs qui plafonnait dans les hautes sphères de la gastronomie (41 $). D’autre part venait le Pavé de morue Boston rôti sur la peau. Le poisson cuit à l’unilatérale s'avérait un autre immense plaisir pour les papilles. Le poisson était accompagné d’une purée lisse de cèpes au goût raffiné avec de jeunes topinambours cuits au gras de foie gras. Un délice! En complément, une salade d’herbes fraîches (du toit de l’hôtel) et huile verte parfumée pour ajouter au comble des saveurs (37 $). Pour clore en douceur ce festin mémorable, la Coupe de sorbets maison représentait le choix le plus sage (6 $). Pour réserver une table en ligne, cliquez ici!

  Le Saint-Amour, une expérience culinaire à vivre…

Vous êtes de passage à Québec, une visite s’impose à l’incontournable restaurant Le Saint-Amour (1978) figu  rant parmi les 10 meilleurs au Québec. Figure emblématique de la haute gastronomie s’inspirant de notre terroir québécois, le vénérable établissement est la propriété de Jacques Fortier et de Jean-Luc Boulay (photo), qui en est également le chef. Ce dernier, originaire de France, a participé à une cinquantaine de stages de perfectionnement en Europe, dont un à l’école Le Nôtre et chez Belloquet Conseil, à Paris. Son plat fétiche est le foie gras. Peut-on l’en blâmer? Soulignons qu’il a également mérité de multiples distinctions (Maîtres Cuisiniers de France, Prix du gouverneur général du Canada pour les arts de la table, l’Ordre du Mérite Agricole de France, le prix Renaud-Cyr...) Il s’est fait connaître aussi à la télé, car en 2013, avec sa brigade, il a fait partie de la populaire émission Les Chefs. Afin de maintenir un niveau de professionnalisme élevé, il s’est entouré de Patrick Dubé comme chef de cuisine depuis 2014, du chef pâtissier d’Éric Lessard, depuis 2005, entre autres.

Dès que vous franchissez le seuil de la porte, l’accueil se fait très chaleureux, la richesse du décor et l’ambiance feutrée impressionnent. La décoration a été confiée au designer réputé Giovanni Maur, qui trahit dans son œuvre sa nette préférence pour le rouge. Autour, tout est bien dosé. Un couloir au mur de pierre, une lumière savamment étudiée, un bar invitant, des petits salons privés confortables... Ce soir-là, nous avons eu le privilège de visiter l’imposant cellier des lieux contenant plus de 12 000 bouteilles, en grande majorité d’importation privée, dont certaines seront vendues 15 000 $!

La s  alle à manger principale est surmontée d’une imposante verrière, à 10 mètres du sol, qui lui donne l’allure d’un magnifique jardin intérieur où règnent la somptuosité et le confort. Avant de manger, notre attention se porte sur les magnifiques boiseries peintes par Marius Dubois. En soirée, vous pourrez faire votre choix à partir de trois options de menus : en plus de la carte, bien entendu, le Menu Inspiration s’offre à vous en 4 services (68 $); autrement, vous jouirez rien qu’à lire le nom des plats proposés dans Le Grand Menu Découverte qui comporte 8 services (115 $).

Pour passer une soirée agréable, nous avons opté, mon invité et moi, pour le menu Inspiration qui a vraiment la cote au Saint-Amour. Il s’agit en somme d’une table d’hôte, en 4 services, composée de deux entrées, d’un plat principal au choix, d’une assiette de fromages ou d’un dessert. (68 $, n’incluant aucun alcool). L’aventure gastronomique allait commencer  par un Kir royal avec ses bulles légères qui chatouillent le palais. La première entrée, la Crémeuse maraîchère, était composée d’une chiffonnade de jambon de Parme. Avec sa réduction de vieux vinaigre balsamique et son espuma à la truffe, ce plat succulent méritait vraiment d’être au menu d’un grand restaurant. En deuxième lieu, la Pieuvre de la Méditerranée en eau de tomate aux algues (photo de droite), d’abord présentée dans l’assiette avec un vif souci de plaire à l’œil, avant de combler le palais, comportait un petit tentacule et quelques tronçons du mollusque, accompagnés d’asperges, de câpres frits et d’un cromesquis de betterave. L’ensemble invitait à goûter tout en alternance, avec un peu de vin. En passant, le sommelier nous avait suggéré un Riesling Jean-Luc Boulay de Tawse Winery du Niagara. Il est quelquefois surprenant de constater la qualité de certains vins canadiens.

En plat principal, nous avons bien sûr commandé les deux choix pour les goûter. D’une part, l’Omble de l’Arctique sauvage des Innus brillait par sa fraîcheur. Il surmontait un risotto au concassé de tomate d’été, agrémenté de fleur d’ail et de rabioles en sauce au vermouth blanc. Un crustacé et un mollusque complétaient l’assiette : un émincé de homard et de mactre de Stimpson. D’autre part, le Contre filet de veau de lait du Québec (photo de gauche), d’une tendreté exceptionnelle, était servi avec une préparation à base d’orge inspirée du fameux risotto italien, l’orgetto et tomate séchée. Le plat du chef n’aurait pas été complet sans une touche particulière, une purée de courgette et une tombée d’asperges vertes, vinaigrette tiède aux aromates, jus de viande au citron vert. Pour finir ce festin, l’Assiette de fromages fins du Québec avec purée de bleuets, gelée de cèdre, noix et miel de trèfle, de même que la Crème brûlée au Gianduja, bleuets d’ici, financier et guimauve maison allaient vraiment nous élever à un niveau de satisfaction suprême.

Le Saint-Amour, 48, rue Sainte-Ursule, Vieux-Québec. Pour consulter les menus et réserver en ligne, cliquez ici.




  Hôtel Manoir Victoria

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Sa popularité remonte aux années 1830, alors qu'il était connu sous le nom d'Albion, propriété de Thomas Payne. Soulignons qu'à cette époque, la nuitée ne coûtait que 1,50 $. De plus, l’hôtel était situé de l’autre côté de la rue Côte du Palais. Propriétaire depuis 25 ans de l’Hôtel Manoir Victoria, la famille Varin a effectué de nombreux changements jusqu’en 2014. D'ici le début de l'année prochaine, l'hôtel aura été rénové dans sa totalité. Le prestigieux complexe hôtelier, maintenant classifié 4 étoiles dans Hébergement Québec et 3 diamants dans AAA/CCA, demeure le seul représentant du style Art déco de ce coin du quartier. Sa nouvelle façade harmonisée à l’architecture typique du Vieux-Québec arbore une toiture à lucarnes en cuivre. L'établissement compte 156 chambres entièrement rénovées depuis 2013, classées en 5 catégories, et trois suites très luxueuses, au design haut de gamme, avec salle de bain tendance, vaste douche vitrée avec jet à effet pluie et munie d’appareils raffinés. Le hall d’entrée est pourvu de jolis fauteuils colorés dans un décor contemporain. L'hôtel offre plusieurs salles de réunion et un salon Internet gratuit. D'autre part, le spa du Manoir, qui fournit un service de massothérapie dans le confort de votre chambre, offre le traitement Neuro Spa exclusif à Québec. Un centre de conditionnement physique et une piscine intérieure vous permettent de conserver votre forme physique. De plus, l'hôtel offre le stationnement intérieur avec service de voiturier. Le fait d'avoir un hôpital en face peut rassurer certains clients. La salle à manger La Table du Manoir, peut contenir 120 personnes pour le petit déjeuner de style buffet. Les clients y sont accueillis dans des fauteuils ultra-confortables, avec foyer d’ambiance, des tables en orme et des boiseries pâles, sous un plafond légèrement surélevé. Le nouvel éclairage dans une aire conviviale crée une atmosphère décloisonnée qui suggère la détente. Pour en savoir plus et réserver en ligne, cliquez ici!






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Depuis 2012, Le Bistro Saint-James a été remplacé  par le restaurant Chez Boulay Bistro Boréal du très réputé chef Jean-Luc Boulay (également propriétaire du restaurant Le Saint-Amour) et son complice, Arnaud Marchand. Ils offrent une cuisine inventive d’inspiration nordique adaptée au rythme des saisons Le procédé de conservation sous vide a été privilégé pour l'élaboration du menu simple et savoureux. Il faut souligner que le chef cultive ses propres herbes sur le toit de l’hôtel, pour apporter une touche personnelle à l'assaisonnement de ses plats.

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En guise d’introduction au brunch signature, un Mimosa   classique bien rafraîchissant nous a été servi (+ 6 $). Karine, notre sympathique serveuse, nous a par la suite suggéré une mise en bouche servie dans un verre. La Panna cotta à la crème sure en gélatine était surmontée de petits fruits des champs. Puis, la Soupe du moment qui était composée de champignons, lentilles et viande fumée (+ 3 $). En plat principal, Le Bûcheron (photo) comportait une belle pièce de bœuf, d’une tendreté irréprochable, à la cuisson demandée. Sur la viande, un œuf au plat était servi avec une excellente sauce béarnaise. Le tout était accompagné d’une chaudronnée de pommes grelot, bacon et fromage (la traditionnelle poutine) d’un goût exquis et d’une salade. (20 $). D’autre part Le Nordique était composé d’une brouillade d’œuf, d’un savoureux pâté à la viande maison et de petites pommes de terre au gras de canard. Pour compléter l’assiette, un ketchup maison et une salade (17 $). Ce brunch bien copieux était servi avec un bon verre de Red Palette du Niagara (9,5 $) pour agrémenter le repas. Pour plus de détails du menu et réserver en ligne, cliquez ici!

Une soirée au restaurant Europea

L  ors de ma visite en ce temple de la gastronomie française, l’appétit était au rendez-vous et nous avons opté pour le menu dégustation. Nous allions bénir le ciel de nous avoir permis autant de plaisir à table. Les grandes chaleurs estivales ayant battu en retraite, un repas plus élaboré allait être fort apprécié. Le soir, le restaurant offre différents menus, dont sa « Table d'hôte Découverte » (89,50 $), son prestigieux « Menu dégustation signature » et sa « Carte Europea » qui propose des entrées à partir de 20,50 $, des plats principaux à partir de 43,50 $ et un dessert en plusieurs tableaux à 19,50 $. Dans un décor feutré, nous avons été accueillis chaleureusement et tout au long du repas, le service allait se montrer à la hauteur de nos attentes. Sommelier et serveuses se sont relayés inlassablement, sans toutefois se montrer envahissants. Le sommelier, Jean-François ce soir-là, a exposé avec enthousiasme ses connaissances étendues du produit, sans le faire avec suffisance. Aussi sympathiques et souriantes, les serveuses nous ont laissé l’impression qu’elles aimaient vraiment leur travail et se sont montrées des plus attentionnées.

  D’entrée de jeu, nous sommes assaillis par un cortège de mises en bouches aussi succulentes les unes que les autres. C’est ainsi qu’avec le Popcorn à l’huile de truffe nous est servi le Bœuf séché sur son cordage (photo de gauche). De petites lamelles de viande sont suspendues à une corde à linge, tenues par des épingles à linge minuscules... De même que des Lollipops et des Bâtonnets au fromage au parmesan et au bleu. Le côté enjoué du chef Jérôme Ferrer se fera sentir encore dans la présentation de son Cigare au Migneron de Charlevoix, allongé comme un bijou dans une petite boîte à cigares. Soulignons cette autre fantaisie dans le beurrier qui proposait un beurre aux algues, aux pétales de capucine ou fouetté. La dégustation va jusque dans ces détails.

L’étape suivante était constituée du Cappuccino de crème de homard. Avec sa purée de truffe, cette entrée à boire délicate constituait une transition sublime vers les plats plus consistants. Une marque d’attention aux saveurs raffinées à la façon du chef! On enchaînait alors avec le Foie gras au torchon maison, puis le Calamar citronné. Deux plats classiques savoureux servis avec une touche personnelle : le foie gras en tronçons avec croustillants de langoustines aux herbes fraîches était accompagné d’un caramel d’agrumes, quant au calamar, il était structuré en tagliatelles surmontées d’un œuf de caille poché. Des croûtons d’encre de seiche au beurre à l’ail précisaient le goût subtil du mollusque. Autre originalité, ce mets était présenté dans un plat creusé à même un bloc de lave volcanique solidifiée!

L’esprit ludique du chef se manifeste une fois de plus. La serveuse dépose, à la place de l’assiette, un gros livre ancien qu’elle nous demande d’ouvrir. Il s’en dégage une fumée inattendue et une tartelette apparaît au fond : un Gravlax de saumon, crème citronnée, fumé à l’érable. Un plat en surprise nous a livré de façon inopinée toutes les vertus de ce poisson des plus convoités par les gastronomes japonais.

Nouvelle transition, nouvelle jouissance des papilles gustatives avec un duo de Thon pêché à la ligne, certifié Ocean Wise, aux pointes d’énokis et sésame noir et d’un Dim-Sum de crevettes de Matane à la cantonaise avec une crème de cacahuète. Pour continuer avec des produits de la mer, un Filet de bar cuit sur peau à la vapeur et aux agrumes. Autre fantaisie du chef, ce poisson de Méditerranée avait été cuit dans une cocotte de foin que la serveuse est venue nous exposer à table. Servi avec spaghettis de betterave, feuilles d’oseille pochées au jus de pamplemousse et oseille sanguine, le plat nous a séduits, dès la première bouchée...

  En guise de trou normand, la Brume des glaces, un rafraîchissement emprunté au menu végétarien de l’Europea, composé de yuzu, concombre et pomme verte. La suite venait encore de la mer : le Pétoncle saisi sur un galet de rivière, caramélisation au jus de sésame (photo de droite, ci-dessus). Il était servi avec des Bok Choy braisés et citron confit. Échalotes au vin blanc, racine de céleri aux noix de cajou torréfiées. Écume d’une marinière safranée. Qui dit mieux? Comme dernier plat de viande, le poulet de Cornouailles avait été remplacé par le Lapin de Stanstead confit au yuzu. J'étais presque heureux de la substitution, car je suis très amateur de lapin. Celui-là était servi avec des cavatellis à la crème de parmesan, gremolata de thym et écorces de citron. Une combinaison de saveurs à s'en lécher les doigts...

L’abondance et le choix des gourmandises servies en conclusion de ce festin avaient de quoi combler les appétits les plus insatiables... Il faut souligner le travail remarquable du sommelier qui nous a fait découvrir de bons crus en importation privée, nous a proposé des mariages heureux avec les plats que je viens de décrire. Au coût du menu dégustation, vous ajoutez 74,50 $ pour 5 verres de vin en accords. Pour en savoir plus et réserver une table, cliquez ici.

L'Auberge Saint-Gabriel, une escale essentielle dans le Vieux-Montréal

  Ce restaurant occupe une maison plus que bicentenaire construite 1688, ce qui en fait la plus ancienne auberge en Amérique du Nord. La famille Bolay qui a acquis ce monument historique en 1987, a confié sa décoration intérieure au designer de renom Bruno Braën. L’architecture est restée intacte à l’exception de quelques ajouts qui respectent toutefois l’histoire des lieux. Les proprios actuels, Marc Bolay, Guy Laliberté et Garou, ont récemment déniché une chef qui correspondait parfaitement à leurs aspirations, Émilie Rizzetto (photo). Avec elle, ils allaient passer de la haute gastronomie à la bistronomie. Ce concept est un néologisme composé des mots « bistro » et « gastronomie », qui désignent l'alliance d'une cuisine raffinée avec la simplicité, la convivialité et les prix abordables d'un bistro.

Bien que son portfolio ne comprenne, à ce jour, qu’une dizaine d’années d’expérience en tant que cuisinière professionnelle, Émilie a néanmoins été demi-finaliste à l’émission Les Chefs, en 2012, aux côtés de chefs très expérimentés. Son expérience à elle lui vient du fait d’avoir travaillé avec Daniel Vézina, à son restaurant Laurie Raphaël, puis avec Éric Gonzalez, comme chef de partie à l’Auberge Saint-Gabriel. Puis, elle a été chef au Saint-Sau, Pub gourmand, à Saint-Sauveur. Avec l’arrivée de cette « chef inventive » comme la considère Marc Bolay, le restaurant propose maintenant un nouveau menu un peu plus abordable. Elle compte multiplier les plats rôtis à la broche, un mode de cuisson qui est exploité depuis des siècles. Même si elle tient à garder certains classiques de l'ancien menu, elle s’impose déjà par de nouveaux plats succulents, dont le Jarret de porc laqué à l’érable.

  Récemment, j’ai eu l’infime plaisir de goûter certains des nouveaux plats offerts au menu du soir. Quoi de mieux que le menu dégustation pour se faire une bonne idée de l’ensemble. Cette option, qui comporte sept services, est offerte à 85 $. Il faut compter 65 $ de plus pour les vins en accord avec chaque plat, soigneusement sélectionné par le sommelier.

Parmi les plats que je tiens à souligner, j’insiste d’abord sur le Tataki de thon Albacore. Présenté de façon originale sur une plaque d’ardoise rudimentaire, trois fines tranches du succulent poisson étaient déposées sur un lit de pommes Granny Smith et flanquées radicchio, céleri et truffe en fine préparation, entourées de quelques œufs de saumon, comme un collier de perles précieuses. Une deuxième entrée pourtant simple offrait une combinaison de saveurs délicates dans un plat joliment agencé. L’Œuf de la ferme de Monsieur Gauthier cuit à basse température était accompagné de champignons King, de champignons de Paris et de girolles, de bacon et de croûtons avec persil de mer, et parfumé à l’érable. Un plat aussi agréable à l’œil qu’au palais.

En plat principal, la Cocotte de la Mer restera longtemps dans ma mémoire. Rien que de la décrire en ces lignes, il me semble humer le fumet appétissant qui s’en dégageait. Bien que la maison ne fasse pas des fruits de mer une spécialité, il n’en demeure pas moins que cette recette de la chef deviendra sans doute l’un des choix les pl  us populaires du menu. Dans une jolie casserole de cuivre bien astiquée, on vous sert un assortiment de crustacés qui baignent sur un fond de bisque de homard crémeuse de composition classique. Une crevette géante trône au centre, combinée à une pince de homard bien charnue, un énorme pétoncle à la cuisson parfaite et un ravioli al dente au crabe, agrémentés de bacon croustillant, de poireaux, de navet Hakurei bio et de petits pois frais. Côté viande, une tranche bien tendre du Châteaubriand de l’Auberge (photo) servie avec des pommes de terre rattes, des champignons Enoki et des échalotes confites. Une pièce plutôt saignante rehaussée de son jus et d’une béarnaise moderne bien onctueuse. Encore là un mets simple, s’intégrant parfaitement à la tendance bistronomique...

Les recommandations du sommelier Jean-Michel Cartier sont précieuses. Entre autres, il m’a fait découvrir Le Vieux Pin rosé d’Okanagan (en commande privée), un produit canadien à retenir. En fait, la carte du restaurant offre un choix vraiment exceptionnel. Je tiens à souligner que notre serveuse a fait preuve d'une bonne connaissance du menu et s’est montrée efficace et sympathique. Par ailleurs, je décerne une mention spéciale à la jeune chef Émilie Rizzetto, car je suis foncièrement persuadé qu'elle ira rejoindre les grands de ce métier. À son poste actuel, elle peut satisfaire les « bistronomes » les plus exigeants, mais elle a le talent nécessaire pour combler également les gastronomes avertis. Pour plus de détails concernant les menus et réserver en ligne, cliquez ici.

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